• Je suis un as du bricolage / Le roi de la perceuse / Même si je ne suis pas là / Je peux peut-être chanter une berceuse / Je visse et je dévisse / Surtout je dévisse / Bourré de vices / Bourré à l’anis /Je suis collé au planché, que je n’ai pas réussi à re-vitrifier / J’aurais dû poncer / Je n’y ai même pas pensé / J’arrive plus à avancer / J’suis cloué / Et j’observe le parquet de près / Je ne suis pas encore prêt / On verra après / Comment se présente l’avenir / Reste encore 2 ou 3 truc à vernir / Et je pense que cela pourrait être pire / Je suis allé à Leroy Merlin dimanche /  Comme un magicien / Je voulais tout effacer à grands coups de rouleau et de peinture blanche / Je suis au bout du rouleau / Putain je flanche / Je m’y suis pris comme un manche / Ma vie ressemble à un matin sans joint / Le lavabo fuit / Le reste suit / Je m’ennuie / Comme si je buvais de la Tourtel / Toute la nuit / Une torture / J’ai toujours pas arrangé la toiture ni la voiture / Donc difficile de se déplacer / J’ai bien essayer de me placer / Le sang glacé / Je sens que tu es agacée / J’ai pas encore réparer l’évier / Depuis que j’ai dégueulé / Il est bouché / Je sais que tu vas gueuler / Ca fait une grosse semaine que je dois m’en occuper / Mais j’ai eu une grosse semaine / A la tienne ! / Promis / Après ce verre je commence à attaquer le siphon / C’est con / Mais je n’ai pas les bons outils / Non / Oui / Et puis il est trop tôt / Un peu marteau / Je suis fou depuis que j’étudie comme un érudit le catalogue De VPC de Casto / Je me sens costaud / Plus alcoolo que bricolo / Je suis pas un rigolo / Plutôt un picolo / Bienvenu dans le quartier des Rigollots / Je voudrais enchainer les punchline comme un pistolet à clous automatique / Clack ! Clack ! Clack ! / Tout est fixé / Définitif / A la Patex / Je représente le collectif Dardex / Parles en à ton ex / Je suis doux comme du papier de verre / Quand j’embrasse je pique / Je vais reprendre un dernier verre / Une dernière bière / Encore une heure après je deviens pathétique / Même de bonne humeur je suis comme une tic / J’ai plus de fric et ma thématique s’estompe / C’est mathématique / Je me trompe / je retombe de façon systématique dans des problématiques / Avec plein de rimes en « -ic ». Comme le hoquet / Mais là ça devient carrément merdique / …


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  • Ma sex-friend
    J'aime croquer ses petites fesses de rats. Comme on croque dans un pain au chocolat.
    J'aime aussi ses petits seins. Même s'ils sont petits. Je les aime bien. Et pourtant j'aime rien. Je ne sais pas si je t'aime toi. J'ai le droit. J'ai pas envie d'avoir une petite amie.
    Ce que j'aime chez elle ? Elle est belle et je ne lui demande pas de faire la vaisselle. Je suis pas obligé de lui envoyé d'email. Pas besoin de donner de nouvelles. Mais je peux lui rouler des pelles. Rien à justifier. Je ne suis pas son justicier. Je ne suis pas son superhéro. Elle n'est pas ma Juliette et je ne suis pas son Romeo. J'espère quand même qu'elle me trouve beau. Mais pas trop. Je ne suis pas un salop. C'est pas simple de trouver les mots.

    Ma sex-friend
    Je la vois un peu plus d'une fois par mois. Mais pas besoin d'engagement. Pas besoin de lois, pour la voir un peu plus qu'une fois par an. Je sais pas ce que je veux. Je suis pas amoureux. Je suis pas vieux. J'ai encore le temps pour trouver mieux.
    "Arète ! N'essuie pas le coin de ma bouche avec ta serviette. Quand il reste de la sauce ou une miette. Laisse moi finir mon assiette."
    Pas besoin de tatouer son nom. Ni celui de nos enfants. Je peux simplement dessiner un rond pour marquer ce moment.
    Dans les films américain. Ils finissent toujours amoureux. J'y crois pas vraiment. Mais on verra bien où cela m'emmène. J'aime quand ça finit bien, à la fin. Ca pourrait être mieux. Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. Et j'ai vraiment pas la haine.

    Ma sex-friend
    Y'a pas de dimanche, que des samedis soir. Comme ça, j'en ai jamais marre. Comme niquer sa femme toujours dans le noir. A chaque fois c'est un nouveau départ.
    C'est comme une meilleure amie. Mais je la baise. Pas de soucis, juste de l'envie. Pas de malchance, pas de chiffre 13. Pas de chat noir. Pas d'échelle. J'suis pas superstitieux, ça porte malheur. Elle set belle, mais elle n'est pas à l'heure. Elle est encore en retard. On pourrait l'écrire meilleur, comme dans une chanson de Brel. Ma grammaire fait peur. Mais je parle réel. En échec scolaire, mes mots ne viennent pas du coeur. Je suis un homme, je ne pense pas qu'avec ma tête. Avec elle pas besoin de baratiner, c'est pas toujours la fête. Pas besoin d'être différent, pas besoin de faire la starlette. Je peux simplement être ce gamin de seize ans. Syndrôme de Peter Pan. Maintenant je suis grand. "Tu veux pas sortir avec moi ? Juste deux semaines en attendant. Je t'embrasse avec la langue et tu rentres chez toi. Et demain, on ne se parle pas en cours. Je veux bien te tenir la main. C'est pas de l'amour, juste l'histoire d'un collègien."

    J'ai passé l'age de ces conneries. Je l'ai pourtant écrit sur ma "Murtaugh list". Je suis surement trop sage ou trop petit ou peut être juste un peu trop triste.


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  • Je ne suis pas un prince charmant.
    Faut pas compter sur moi.
    Pour consruire, pour l'avenir, je veux pas d'enfants. J'ai pas d'argent. Mon "chez moi" est pas assez grand. Je veux profiter de l'instant. Si tu veux en finir, je comprends.
    Faut pas compter sur moi.
    J'ai des sentiments. Mais je préfère être franc. Je vais pas te baratiner comme on drague une pouf en boite de nuit. Je suis bien dans mon appartement. Apparament, il est un peu trop petit. Alors, si tu pouvais partir, avant le café et les croissants. Désolé je me rappelle pas. Si tu voulais passer le reste de tes jours avec moi. Je ne sais pas ce que j'ai raconté. Surement n'importe quoi. Quand je bois, j'ai tendance à m'emballer comme trois. J'ai la mentalité d'un ado de quinze ans. J'ai pas encore envie d'être papa. Je ne sais pas encore ce que je fais mardi. J'y réflécis. Surement une cuite avec mes amis. Comme lundi... Y a pas beaucoup de place dans ma vie. Je suis meilleur comme amant. J'ai pas vraiment le temps, pour d'autre que moi. Excuse moi d'être un peu différent, des autres mecs de trente ans. Syndrôme de Peter Pan. J'ai pas encore grandit. Tu veux bien être ma petite amie ? Je te ramène chez toi avant minuit.

    Au dernier moment, je me défile.
    Faut pas compter sur moi.
    Je sais que je suis débile. Mais quand une fille me plaît, je m'arrange pour tout faire foirer. Comme si assumer, était difficile. Je voudrais t'emmener sur une île. Il n'y aurait que nous. Tout serait plus facile. Il n'y aurait que nous.
    Faut pas compter sur moi.
    C'est comme ça. Je ne t'emmenerai pas. Si tu veux, on peut aller à Lille. C'est sympa pour les vacances, tu verras. Si tu voulais du rêve, tu es mal tombé. Je t'offre une trève. Pour le reste, c'est raté. Si tu as besoin de moi, je suis pas là, pour porter la machine à laver ou pour t'écouter pleurer. Si tu voulais une idylle, tu es mal tombé. J'ai pas grand chose pour toi. Je voudrais en avoir mille, mais j'en ai pas. Même pas capable de te quitter, même pas capable de te laisser. J'avance comme dans la file d'un supermrché. J'ai peur de me faire doubler. J'avance à petit pas, mais je me rapproche de la ligne d'arrivée.

    Tu voulais quelqu'un pour te protéger.
    Faut pas compter sur moi.
    Je suis pas un type bien. Je suis mieux chez moi, à regarder des films de karaté. Les histoires d'amour, je les regarde de loin. Je t'emmenerai pas à la Baule. Je porterais pas le parassol. J'ai pas de congé payé et pas un mois l'été à te consacrer.
    Faut pas compter sur moi.
    Tu veux que je t'emmenne danser ? Mais je danse pas . Dans les soirées, je suis là pour picoler. Pas vraiment là pour rigoler. Je suis pas marrant, je suis bourré. Si tu veux pas me porter. Si tu veux pas me ramener. Alors rentre maintenant. Je ne voudrais pas te faire regretter, la maison que tu aurais eu sans moi. Une histoire bien rangée. Les chemises bien repassées. L'ami qui vient le dimanche avec la chicorée. Les petits déjeuners comme dans les pubs à la télé. J'ai rien à t'offrir, même moins. A trente quatre ans je suis encore un gamin.  Un peu capricieux, je fais ce que je veux et je ne pense à rien. Je veux pas être un frein, alors je ne te promet rien. Pas la peine de m'appeler. Mon téléphone est éteinds. Si tu veux avancer à côté de moi. Au moins quelques temps, en attendant qu'un mec sain, te propose mieux que ce que je peux te donner. Je décrocherai pas la lune pour toi. Je dois t'avouer... je ne sais pas voler. Préviens tes parents si tu veux me présenter. Je ne serais peut être pas là demain. On est pas fiancés Je ne suis pas le gendre parfait. Je ne sais pas où je vais et je ne sais pas m'arêter.


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  • Il faut que je te laisse. Il faut que je m’en aille. Cela devient trop compliqué. Avant que cela ne stresse. Avant de dire : « Aïe, mais ça fait mal». Pourtant je ne suis pas pressé. Je n’ai pas d’impératif immédiat. Pas de rendez vous. Je ne serais pas en retard. Je ne veux pas rentrer dans le débat. Je préfère rentrer chez moi. Tu vas surement penser que je m’en fous. Je suis désolé. Mais il est trop tard. Je ne suis pas encore sur la ligne de départ. Le dernier métro va partir. J’ai connu bien pire. Tant pis. Comme marcher avec toi et sous la pluie.

    J’ai encore 2-3 trucs à te dire. Alors j’ai du mal à partir. Je voudrais que tu me demande de rester. Juste encore une fois. Je sais bien que c’est une erreur. Je voudrais rester encore une heure. Je tiens le bonheur du bout des doigts. Laisse-moi l’attraper. Laisse-moi décrocher une lune pour toi. Je dois partir. Ma fusée s’aprête à décoller et je ne veux pas la rater. Il faut passer à autre chose. Nous ne sommes pas dans Armagedon. Je suis con. Je ne suis pas Ben Affleck et tu n’es pas Liv Tyler. Ni Jennifer Garner. Tu ne m’attendras pas à mon retour. Même par amour. J’aurais aimé t’embrasser en écoutant une chanson d’Aerosmith. Mais nous n’avons pas les mêmes goûts. Pas du tout. Regarder la neige tomber. Un matin d’octobre. J’aurais préféré être sobre. Mais je ne sais piloter que bourré. Je ne suis pas raisonnable. Je ne suis pas sur d’être capable de sauver la planète. C’est bête.

    Il faut que je te laisse. Il faut que je m’en aille. Cela devient trop compliqué. Avant que cela ne stresse. Avant de dire : « Aïe, mais ça fait mal». Pourtant je ne suis pas pressé. Je n’ai pas d’impératif immédiat. Pas de rendez vous. Je ne serais pas en retard. Je ne veux pas rentrer dans le débat. Je préfère rentrer chez moi. Tu vas surement penser que je m’en fous. Je suis désolé. Mais il est trop tard. Je ne suis pas encore sur la ligne de départ. Le dernier métro va partir. J’ai connu bien pire. Tant pis. Comme marcher avec toi et sous la pluie.
    J’ai encore 2-3 trucs à te dire. Alors j’ai du mal à partir. Je voudrais que tu me demande de rester. Juste encore une fois. Je sais bien que c’est une erreur. Je voudrais rester encore une heure. Je tiens le bonheur du bout des doigts. Laisse-moi l’attraper. Laisse-moi décrocher une lune pour toi. Je dois partir. Ma fusée s’aprête à décoller et je ne veux pas la rater. Il faut passer à autre chose. Nous ne sommes pas dans Armagedon. Je suis con. Je ne suis pas Ben Affleck et tu n’es pas Liv Tyler. Ni Jennifer Garner. Tu ne m’attendras pas à mon retour. Même par amour. J’aurais aimé t’embrasser en écoutant une chanson d’Aerosmith. Mais nous n’avons pas les mêmes goûts. Pas du tout. Regarder la neige la neige tomber. Un matin d’octobre. J’aurais préféré être sobre. Mais je ne sais piloter que bourré. Je ne suis pas raisonnable. Je ne suis pas sur d’être capable de sauver la planète. C’est bête.


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  • Je ne me souviens plus la première fois qu’elle est venue chez moi.
    Je me souviens d’autres fois.
    Mais pas celle là.

    C’était peut être la fois où elle est venu me chercher sur le quai, à la sortie du train. Je me souviens lui faire un signe de la main. Je me souviens mon sourire et le sien quand nos regards se sont croisés.
    C’était peut être après avoir été au théâtre. Nous étions allés voir une adaptation de Sarah Kane, 4.48 Psychose. Je crois que ça nous a beaucoup touchés. Quand on s’est couché. On a eu du mal à se toucher. Ma bouche a effleuré sa bouche et on s’est embrassés. Ça m’a sauvé. Ça m’a fait du bien. Je suis resté collé comme sur du papier tue mouche.
    Ou peut être que j’ai tout mélangé. Peut être que ça ne ressemblait pas à ça. Peut être que j’ai tout inventé. Peut être que ça ne s’est pas du tout passé comme ça.
    Peut être que c’était la fois où elle est entrée dans sa robe verte. Elle était tellement belle dans cette robe. Je me suis senti comme un microbe. J’aurais voulu la soigner. Ou j’aurais du m’éloigner. Je supporte mal les antibiotiques, comme les tenues sexys. J’aurais voulu être pragmatique. Mais elle m’a anéantie, avec son sourire, ses petits mollets et ses cheveux courts qui laissaient apparaître sa nuque. J’ai eu envie de l’embrasser dans le cou. Ce n’était pas cette fois, je me souviens de tout.

    [Aparté : Si je l’appelle princesse, ce n’est pas à cause de ses caprices, mais parce que je veux être son prince charmant.]

    Un an après. Plusieurs mois se sont écoulés. Elle est toujours amoureuse d’un autre. On s’est séparés plusieurs fois. On a arrêtés de se voir. A chaque fois, on a commencé par s’appeler, juste pour prendre des nouvelles. Puis de textos en entrainant un autre, on s’est revu. Juste pour boire un café.
    Et puis comme si c’était une drogue.

    [PAUSE]

    Je ne sais pas du tout où ça va, alors...


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