• Je ne suis pas un prince charmant.
    Faut pas compter sur moi.
    Pour consruire, pour l'avenir, je veux pas d'enfants. J'ai pas d'argent. Mon "chez moi" est pas assez grand. Je veux profiter de l'instant. Si tu veux en finir, je comprends.
    Faut pas compter sur moi.
    J'ai des sentiments. Mais je préfère être franc. Je vais pas te baratiner comme on drague une pouf en boite de nuit. Je suis bien dans mon appartement. Apparament, il est un peu trop petit. Alors, si tu pouvais partir, avant le café et les croissants. Désolé je me rappelle pas. Si tu voulais passer le reste de tes jours avec moi. Je ne sais pas ce que j'ai raconté. Surement n'importe quoi. Quand je bois, j'ai tendance à m'emballer comme trois. J'ai la mentalité d'un ado de quinze ans. J'ai pas encore envie d'être papa. Je ne sais pas encore ce que je fais mardi. J'y réflécis. Surement une cuite avec mes amis. Comme lundi... Y a pas beaucoup de place dans ma vie. Je suis meilleur comme amant. J'ai pas vraiment le temps, pour d'autre que moi. Excuse moi d'être un peu différent, des autres mecs de trente ans. Syndrôme de Peter Pan. J'ai pas encore grandit. Tu veux bien être ma petite amie ? Je te ramène chez toi avant minuit.

    Au dernier moment, je me défile.
    Faut pas compter sur moi.
    Je sais que je suis débile. Mais quand une fille me plaît, je m'arrange pour tout faire foirer. Comme si assumer, était difficile. Je voudrais t'emmener sur une île. Il n'y aurait que nous. Tout serait plus facile. Il n'y aurait que nous.
    Faut pas compter sur moi.
    C'est comme ça. Je ne t'emmenerai pas. Si tu veux, on peut aller à Lille. C'est sympa pour les vacances, tu verras. Si tu voulais du rêve, tu es mal tombé. Je t'offre une trève. Pour le reste, c'est raté. Si tu as besoin de moi, je suis pas là, pour porter la machine à laver ou pour t'écouter pleurer. Si tu voulais une idylle, tu es mal tombé. J'ai pas grand chose pour toi. Je voudrais en avoir mille, mais j'en ai pas. Même pas capable de te quitter, même pas capable de te laisser. J'avance comme dans la file d'un supermrché. J'ai peur de me faire doubler. J'avance à petit pas, mais je me rapproche de la ligne d'arrivée.

    Tu voulais quelqu'un pour te protéger.
    Faut pas compter sur moi.
    Je suis pas un type bien. Je suis mieux chez moi, à regarder des films de karaté. Les histoires d'amour, je les regarde de loin. Je t'emmenerai pas à la Baule. Je porterais pas le parassol. J'ai pas de congé payé et pas un mois l'été à te consacrer.
    Faut pas compter sur moi.
    Tu veux que je t'emmenne danser ? Mais je danse pas . Dans les soirées, je suis là pour picoler. Pas vraiment là pour rigoler. Je suis pas marrant, je suis bourré. Si tu veux pas me porter. Si tu veux pas me ramener. Alors rentre maintenant. Je ne voudrais pas te faire regretter, la maison que tu aurais eu sans moi. Une histoire bien rangée. Les chemises bien repassées. L'ami qui vient le dimanche avec la chicorée. Les petits déjeuners comme dans les pubs à la télé. J'ai rien à t'offrir, même moins. A trente quatre ans je suis encore un gamin.  Un peu capricieux, je fais ce que je veux et je ne pense à rien. Je veux pas être un frein, alors je ne te promet rien. Pas la peine de m'appeler. Mon téléphone est éteinds. Si tu veux avancer à côté de moi. Au moins quelques temps, en attendant qu'un mec sain, te propose mieux que ce que je peux te donner. Je décrocherai pas la lune pour toi. Je dois t'avouer... je ne sais pas voler. Préviens tes parents si tu veux me présenter. Je ne serais peut être pas là demain. On est pas fiancés Je ne suis pas le gendre parfait. Je ne sais pas où je vais et je ne sais pas m'arêter.


    votre commentaire
  • Il faut que je te laisse. Il faut que je m’en aille. Cela devient trop compliqué. Avant que cela ne stresse. Avant de dire : « Aïe, mais ça fait mal». Pourtant je ne suis pas pressé. Je n’ai pas d’impératif immédiat. Pas de rendez vous. Je ne serais pas en retard. Je ne veux pas rentrer dans le débat. Je préfère rentrer chez moi. Tu vas surement penser que je m’en fous. Je suis désolé. Mais il est trop tard. Je ne suis pas encore sur la ligne de départ. Le dernier métro va partir. J’ai connu bien pire. Tant pis. Comme marcher avec toi et sous la pluie.

    J’ai encore 2-3 trucs à te dire. Alors j’ai du mal à partir. Je voudrais que tu me demande de rester. Juste encore une fois. Je sais bien que c’est une erreur. Je voudrais rester encore une heure. Je tiens le bonheur du bout des doigts. Laisse-moi l’attraper. Laisse-moi décrocher une lune pour toi. Je dois partir. Ma fusée s’aprête à décoller et je ne veux pas la rater. Il faut passer à autre chose. Nous ne sommes pas dans Armagedon. Je suis con. Je ne suis pas Ben Affleck et tu n’es pas Liv Tyler. Ni Jennifer Garner. Tu ne m’attendras pas à mon retour. Même par amour. J’aurais aimé t’embrasser en écoutant une chanson d’Aerosmith. Mais nous n’avons pas les mêmes goûts. Pas du tout. Regarder la neige tomber. Un matin d’octobre. J’aurais préféré être sobre. Mais je ne sais piloter que bourré. Je ne suis pas raisonnable. Je ne suis pas sur d’être capable de sauver la planète. C’est bête.

    Il faut que je te laisse. Il faut que je m’en aille. Cela devient trop compliqué. Avant que cela ne stresse. Avant de dire : « Aïe, mais ça fait mal». Pourtant je ne suis pas pressé. Je n’ai pas d’impératif immédiat. Pas de rendez vous. Je ne serais pas en retard. Je ne veux pas rentrer dans le débat. Je préfère rentrer chez moi. Tu vas surement penser que je m’en fous. Je suis désolé. Mais il est trop tard. Je ne suis pas encore sur la ligne de départ. Le dernier métro va partir. J’ai connu bien pire. Tant pis. Comme marcher avec toi et sous la pluie.
    J’ai encore 2-3 trucs à te dire. Alors j’ai du mal à partir. Je voudrais que tu me demande de rester. Juste encore une fois. Je sais bien que c’est une erreur. Je voudrais rester encore une heure. Je tiens le bonheur du bout des doigts. Laisse-moi l’attraper. Laisse-moi décrocher une lune pour toi. Je dois partir. Ma fusée s’aprête à décoller et je ne veux pas la rater. Il faut passer à autre chose. Nous ne sommes pas dans Armagedon. Je suis con. Je ne suis pas Ben Affleck et tu n’es pas Liv Tyler. Ni Jennifer Garner. Tu ne m’attendras pas à mon retour. Même par amour. J’aurais aimé t’embrasser en écoutant une chanson d’Aerosmith. Mais nous n’avons pas les mêmes goûts. Pas du tout. Regarder la neige la neige tomber. Un matin d’octobre. J’aurais préféré être sobre. Mais je ne sais piloter que bourré. Je ne suis pas raisonnable. Je ne suis pas sur d’être capable de sauver la planète. C’est bête.


    votre commentaire
  • Je ne me souviens plus la première fois qu’elle est venue chez moi.
    Je me souviens d’autres fois.
    Mais pas celle là.

    C’était peut être la fois où elle est venu me chercher sur le quai, à la sortie du train. Je me souviens lui faire un signe de la main. Je me souviens mon sourire et le sien quand nos regards se sont croisés.
    C’était peut être après avoir été au théâtre. Nous étions allés voir une adaptation de Sarah Kane, 4.48 Psychose. Je crois que ça nous a beaucoup touchés. Quand on s’est couché. On a eu du mal à se toucher. Ma bouche a effleuré sa bouche et on s’est embrassés. Ça m’a sauvé. Ça m’a fait du bien. Je suis resté collé comme sur du papier tue mouche.
    Ou peut être que j’ai tout mélangé. Peut être que ça ne ressemblait pas à ça. Peut être que j’ai tout inventé. Peut être que ça ne s’est pas du tout passé comme ça.
    Peut être que c’était la fois où elle est entrée dans sa robe verte. Elle était tellement belle dans cette robe. Je me suis senti comme un microbe. J’aurais voulu la soigner. Ou j’aurais du m’éloigner. Je supporte mal les antibiotiques, comme les tenues sexys. J’aurais voulu être pragmatique. Mais elle m’a anéantie, avec son sourire, ses petits mollets et ses cheveux courts qui laissaient apparaître sa nuque. J’ai eu envie de l’embrasser dans le cou. Ce n’était pas cette fois, je me souviens de tout.

    [Aparté : Si je l’appelle princesse, ce n’est pas à cause de ses caprices, mais parce que je veux être son prince charmant.]

    Un an après. Plusieurs mois se sont écoulés. Elle est toujours amoureuse d’un autre. On s’est séparés plusieurs fois. On a arrêtés de se voir. A chaque fois, on a commencé par s’appeler, juste pour prendre des nouvelles. Puis de textos en entrainant un autre, on s’est revu. Juste pour boire un café.
    Et puis comme si c’était une drogue.

    [PAUSE]

    Je ne sais pas du tout où ça va, alors...


    votre commentaire
  • J’avoue dimanche je n’ai rien fait. Après être rentré, samedi vers 21h. Après avoir regardé un reportage peu intéressant sur Arte. Après avoir bu « juste une » Carlsberg. Je suis allé me coucher. Sans manger. Je n’avais pas vraiment faim. Tout habillé. Je n’avais pas vraiment besoin de me déshabiller. J’ai bien dormi. J’ai évité de penser.
    Je me suis réveillé. Et j’avoue dimanche je n’ai rien fait. Je ne suis pas sorti. Je suis resté sur mon canapé. Je sais que c’est pas bien. Je sais que c’est pas sain. Mais là, j’ai envie de rien. J’ai envie de ses reins. Je n’arêtes pas d’y penser. J’avoue je me suis branlé.
    J’ai attendu que la nuit soit tombée. J’ai presque regardé la télé. Je n’ai pas réussi à dormir. Surement pas assez fatigué. Je sens que la semaine va être compliquée.

    Lundi, Je retrouve Manu à 9h, avant d’aller travailler. Je n’arrive pas à lui en parler. De toute manière, qu’est ce qu’il y a à raconter ? Il ne comprendrait pas. De toute manière, qu’est ce qu’il y a à comprendre ?
    J’ai la tête ailleurs. Il ne dit rien. J’ai un peu de mal à me concentrer. Mais ça ira mieux demain.
    J’ai en tête cet entêtement embêtant. Alors je guète et quête sa silhouette tout le temps.
    Les yeux rivés sur le portable. Je me sens esclave de cette technologie. J’attends le moindre message. Dès que le téléphone sonne, je souris. Je ne sais pas ce que j’attends. Mais je souris bêtement. Mais ce n’est jamais elle qui me contacte. Il ne faut pas que je craque. Ou si je craque. Il ne faut pas que je manque de tact. Si j’envoie un SMS, il ne faut pas que je la blesse. Je sais qu’il ne faut pas. Alors je me retiens. Mais mercredi, à 23h20, j’ai écrit :

    BONNE NUIT MA PRINCESSE
    BISOUS

    Pas très inspiré sur ce billet doux. Je m’en veux d’avoir écrit un truc aussi cucul. Je m’en veux d’avoir écrit ce SMS. Elle a répondu. Le mobile a vibré un quart d’heure après. Ces 15 minutes ont été très longues.

    BONNE NUIT PETIT LOUP
    UN PTIT BISOUS

    POURQUOI PETIT ?

    ALORS UN GROS BISOU
    TOUT DOUX
    ET CHAUD COMME
    UNE COUETTE EN PLUMES

    On a échangé comme par téléphones interposés. 3 ou 4 textos. 3 ou 4 messages de quelques mots. Cela suffit pour m’envoyer au paradis. Je flotte quelques instants au milieu des nuages. Je profite de ce moment en attendant le dérapage. Tant que je reste amant, j’évite les scènes de ménages. Avec le temps… Il ne faut pas être chronophage.
    On verra bien où on en sera… dans 6 mois.


    votre commentaire
  • Le gris est ma couleur préférée.
    Je me sens un peu passif de ma vie. Je ne sais pas dans quoi je me suis embarqué. Mais c'est toujours ça de pris. On verra bien où cela me conduit. Cela ne va pas faire beaucoup de bruit. Plutôt l'effet "pétard mouillé". Beaucoup de préparation. Beaucoup d'apréhension. Pour un truc qui ne va pas exploser. Je ne suis pas vraiment sous tension. Mais je ne sais pas trop où elle va m'emmener.


    votre commentaire