• 2002, Florence (Italie)

     

    Mes amis, ma famille, quand ils n'ont pas d'idée
    De cadeaux, pour Noël ou pour mon anniversaire
    M'offrent de l'alcool, souvent à déguster
    Le pire, c'est que cela semble me plaire


    votre commentaire
  • Un homme encore amoureux. Alors qu'il n'y a plus rien. De l'amitié, un peu de tendresse, au mieux. Pas grand chose de plus, de bien. Pourtant il l'aime encore. Il aime encore ce corps. Il n'y a pas grand chose à comprendre. Pour l'instant, le temps ne fait pas son travail. Il attend, pourtant, il faudrait qu'il s'en aille. Il ne choisit pas ces sentiments. Même si la réflexion, la simplicité et le pragmatisme, lui disent le contraire. Il voudrait aller de l'avant. Mais il pense à elle tout le temps. Le matin, l'après-midi, le soir, l'été, le printemps, l'hiver. Il ne sait plus ce qu'il doit faire. Il a honte. Il a honte de l'aimer toujours. De croire qu'il a encore sa place dans son univers, de croire que son amour est plus fort que le reste et nique sa race !
    Elle n'a qu'un mot à dire. Il pardonne tout. Il attend juste qu'elle prononce sans le trahir, les paroles qu'elle ne dira jamais. Même saoul. Il sait bien qu'elle ne les prononcera pas. Il attend la fin. Elle le sauverait.
    Elle a tourné la page. Il sait. Mais pourquoi ce n’est pas comme au cinéma. Elle revient, sage. Il la hait. Sauf quand elle dit : "Je n'aime que toi".
    Il arrive encore à y croire. Même s'il ne ressemble pas à ces acteurs. Quand il la raccompagne le soir, il voudrait qu'elle lui dise : "Tu ne veux pas rester ?... Juste une heure ?" Tout serait plus facile. S'il n'attendait pas comme un débile. S'il pouvait tomber amoureux d'une autre. S'il pouvait s'en sortir seul. S'il n'avait besoin de personne. Mais le son de sa voix résonne. Dans ces rêves, dans une réalité qu'il s'est créée. Où tout va bien. Où elle revient.


    votre commentaire
  •  

     

    J’aurais aimé écrire comme dans la chanson de Renaud

    Elle a mis sur le mur au dessus du berceau

    Une photo d’Arthur Rimbaud 

    Ça ressemble plutôt à une chanson pour Pierrot

    Ça s’est passé autrement

    J’aurais tant idéalisé cet événement

    Ça s’est pas passé de cette manière

    Surement que j’ai été trop fier

    J’aurais aimé protégé ton ventre rond

    Je t’aurais trouvé belle, je me serais trouvé con

    J’aurais essayé de combler toutes tes envies

    Simplement pour te voir donner la vie

    Ça s’est pas passé comme ça

    Encore une fois

    J’ai peut-être trop attendu

    Je n’y ai sûrement pas assez cru, toi non plus

     

    Tu as avorté, je ne veux pas avoir de regret

    Je n’étais pas prêt

    Pour toi, ce n’était pas le bon moment

    On n’était peut-être pas fait pour être parent

    Je n’ai pas été présent, je m’en veux

    Je m’en rends compte maintenant, on aurait du être deux

    Je t’ai laissé seule, je m’en mords les doigts

    Je n’ai pas compris que tu avais besoin de moi

    Je n’ai pas compris que ce n’est pas anodin

    Comme la pilule du lendemain

    On ne reviendra pas en arrière

    Je ne serais peut-être jamais père

    J’aurais aimé une seconde chance

    J’aurais aimé donné du sens, construire le palais de l’enfance

    Un royaume pour les princes et les princesses

    Un monde de beauté et de tendresse,  je blesse

     

    Le temps a passé, j’ai changé, j’ai commencé à l’envisager

    Et c’est toi qui a commencé à douter

    J’ai eu peur, tu as eu peur, nous avons eu peur

    Comme effrayé par le bonheur

    Imaginer finir ses jours ensemble, petits vieux

    Je tremble avec l’idée d’être heureux

    Je ne suis pas rassuré

    C’est compliqué quand on a tout démonté

    J’arrive encore à imaginer la chambre du p’tit

    Le papier peint, les jouets, le tapis gris souris

    La photo pourrie de ce vendeur d’armes

    Le babyphone, la veilleuse, le signal d’alarme

    Prêt à bondir au moindre bruit, au moindre pleur

    J’aurais appris plein de chanson par cœur

    Maintenant c’est trop tard

    J’aurais du y croire, je pars

     

     

     

     


    votre commentaire
  • Je voulais un enfant
    Même si la vie c’est pas du gâteau
    Même si la vie est une chienne
    Même si je ne sais pas ce que je laisse
    Je voulais y croire un instant
    Même si j’angoisse, même si c’est pas toujours rigolo
    Je t’aurais dit : « Vas y molo, freine ! »
    « Fais attention, je ne veux pas que tu te blesse »
    J’aurais essayé d’être un bon père
    Même si je ne crois pas en l’avenir
    J’aurais essayé de te raconter des histoires
    Où les princes et les princesses vivent heureux
    Je t’aurais dit : « Tu peux être fier(e) »
    J’aurais été fier, je ferais tout pour te soutenir
    Je t’aurais menti et j’aurais essayé d’y croire
    Je t’aurais protégé, même quand il pleut

    Je t’aurais regardé grandir, je t’aurais regardé marcher
    J’aurais bu tes premiers mots même si c’était « Maman »
    Comme si c’était mon sang, comme si c’était du vin
    Je me serais réveillé la nuit, au moindre de tes caprices
    Je t’aurais nourri, je t’aurais torché
    Je t’aurais pris dans mes bras en dansant
    J’aurais tout fait juste pour que tu sois bien
    Que tu sois ma fille ou que tu sois mon fils
    On aurait fait une superbe famille
    Comme on en voit sur les boîtes de céréales
    On aurait été beaux tous les trois
    On aurait joué, on aurait appris, on aurait grandis
    On aurait vécu à la campagne ou en ville
    Je vous aurais protégé du mal et des mâles
    J’aurais arrêté de fumer et de boire, pour vous, pour toi
    Je voulais un petit

    Je voulais un garçon ou une fille
    J’en ai rien à foutre
    Je peux jouer aux Barbie ou aux Big Jim
    Pas de préférence pour le prénom, je suis ouvert à toute proposition
    Comme une lueur dans mes yeux brille
    Quand tu disais : « Je ne suis pas une loutre »
    Comme un sourire figé sur mon visage de con
    A chaque fois que tu t’exprimes
    J’aurais été là quand tu pleures, j’aurais été là quand tu ris
    J’aurais été aux réunions de parents d’élèves
    J’aurais été voir tes spectacles de danse ou tes compétition de basket
    J’aurais été aux p’tits soins
    J’aurais été là pour les moments de bonheur, j’aurais été là pour les soucis
    J’aurais tout fait pour que tu réalises tes rêves
    A l’adolescence j’aurais été là pour gâcher la fête
    Pour t’engueuler pour ton premier joint

    J’aurais écouté tes histoires de cœur
    J’aurais essayé de te consoler
    J’aurais trouvé plein de conneries à dire
    Comme : « Tu vaux mieux que ça, il (elle) ne te mérite pas »
    J’aurais fait peur à tes âmes sœur
    « Tu rentres à quelle heure ? Appelles moi quand tu es arrivé »
    « N’essaye pas de me mentir »
    « Les bêtises je les ai faîtes avant toi ! »
    Je t'aurais appris tout ce que je sais sur la vie
    Que même si la vie est une chienne, elle est mieux que le Rien.
    Qu'il ne faut rien attendre de plus que ce qu'elle  est capable d'apporter
    J'aurais tout fait pour éviter de crever avant tes trente ans
    Je t'aurais dit que le paradis n'existe pas, qu'il est ici
    Qu'il ne faut pas tendre l'autre joue mais balancer un coup de poing
    Je ne sais pas si j'étais prêt, j'aurais essayé, je crois que j'aurais tout tenté
    Je voulais un enfant 


    votre commentaire
  • Pour tous les joints de tcherno que j’ai fumé, je fais tourner celui-ci
    Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
    Pour tous les amis que j'avais - mon passé me manque et me tue
    Mais pour tous les autres, bande de connards, embrassez mon cul

    Pour tout ce que j’ai bu, tout ce que j’ai pris
    Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
    Pour toutes les fois où je me remémore certains souvenirs - Mon passé me manque et me tue
    Mais j'en ai toujours rien à foutre, vous pouvez tous embrasser mon cul

    Je voudrais juste expliquer
    Raconter un peu ce qui s’est passé
    Je vais pas m’épancher, je vais pas m’étaler
    Maintenant j’en ai plus rien à branler
    Les années passées en banlieue
    La vie avec ma mère à Nogent / Le Perreux
    Je suis un peu flippé, un peu nerveux
    A cette époque, j’aspirai à mieux, c’est toujours mieux quand on est deux
    Le collège, la timidité, le manque de confiance en soi
    Les filles, qui ne voulaient pas sortir avec moi
    Les jeux et les paris qui dévastaient mes joies
    Quand j’aurais pu toucher le bonheur du bout des doigts
    Mais c’est comme ça l’ennui, tout ce que je touche je le détruits
    Des nuits, des journées à remettre en cause ce que je suis
    Le lycée c’est attendre la fin ou attendre ce qui suit
    Attendre mais surtout ne pas faire trop de bruit

    Pour tous les joints de tcherno que j’ai fumé, je fais tourner celui-ci
    Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
    Pour tous les amis que j'avais - mon passé me manque et me tue
    Mais pour tous les autres, bande de connards, embrassez mon cul

    Pour tout ce que j’ai bu, tout ce que j’ai pris
    Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
    Pour toutes les fois où je me remémore certains souvenirs - Mon passé me manque et me tue
    Mais j'en ai toujours rien à foutre, vous pouvez tous embrasser mon cul

    Désormais nihiliste, un peu fataliste
    Rien ne m’atteins, je ne suis même plus triste
    J’aurais pu écrire tout ce dont j’ai envie sur une liste
    Mais je préfère l’ego et décrire ma vie d’artiste
    Raté, ma position est un peu bancale
    Tout ça c’est surtout banal, pas vraiment morale
    Je râle, je m’étale, je m’affale
    Malade, je m’en fous si tu me trouve pâle
    Tu ne t’es pas posé cette question
    Quand tu es parti avec l’autre con
    Même si maintenant je tourne en rond
    Je suis passé de la construction à la démolition
    La politique ne m’intéresse pas
    Les gens qui souffre ne me touche pas… à part moi
    Égoïste, un peu maladroit
    Je ne vais pas attendre que l’existence soit sympa

    Pour tous les joints de tcherno que j’ai fumé, je fais tourner celui-ci
    Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
    Pour tous les amis que j'avais - mon passé me manque et me tue
    Mais pour tous les autres, bande de connards, embrassez mon cul

    Pour tout ce que j’ai bu, tout ce que j’ai pris
    Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
    Pour toutes les fois où je me remémore certains souvenirs - Mon passé me manque et me tue
    Mais j'en ai toujours rien à foutre, vous pouvez tous embrasser mon cul

    Mon futur, un peu solitaire, un peu amer
    Quand d’autres ne s’interroge pas sur l’avenir de la planète Terre
    Qu’ils crèvent, je vous déteste, je suis sévère
    Mais c’est clair, j’ai rangé l’amitié, la bonté, la charité dans mes affaires
    On pourra toujours discuté même si j’ai choisi mon camp
    Je ne dois rien à personne, laissez moi avec ce sentiment
    Je ne veux plus souffrir comme une rage de dent
    Je ne veux pas d’enfants, je ne veux pas changer mes plans
    Leur dire que la vie est une chienne
    Quand tout va pour le mieux elle apporte la haine
    Avec une légère envie de se trancher les veines
    Le paradis n’existe que pour les reines
    Je ne vais pas en faire une histoire
    Car je veux laisser les heureux y croire
    Pendant que les autres m’apporteront à boire.
    S’il vous plaît, laissez-moi tranquille… juste ce soir 

    Pour tous les joints de tcherno que j’ai fumé, je fais tourner celui-ci
    Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
    Pour tous les amis que j'avais - mon passé me manque et me tue
    Mais pour tous les autres, bande de connards, embrassez mon cul

    Pour tout ce que j’ai bu, tout ce que j’ai pris
    Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
    Pour toutes les fois où je me remémore certains souvenirs - Mon passé me manque et me tue
    Mais j'en ai toujours rien à foutre, vous pouvez tous embrasser mon cul


    votre commentaire