• Je veux prendre ce qu’il y a de bon à prendre.
    Je ne veux pas m’encombrer du reste.
    S’il n’ y a rien.
    Alors tant pis.

    Je veux rendre ce que je ne peux pas vendre.
    Je ne veux pas partir à l’est ni à l’ouest.
    Alors viens !
    Il est déjà presque midi.

    Je vais descendre car je ne veux plus attendre.
    Ceci n’est pas un test.
    Prends le mien.
    Je n’en ai plus besoin, c’est fini.

    Je suis un tendre tout juste bon à pendre.
    Comme le choléra, comme la peste.
    Comme la syphilis, comme un virus sans vaccin.
    Ou comme une autre maladie.

    Je suis un pied tendre qui ne veux plus apprendre.
    Perdu au milieu du Far West.
    Je ne suis pas ce pauvre cowboy solitaire américain.
    Ni ce bandit.

    Je m’éloigne et je ne peux plus entendre
    Ce jour funeste.
    Je m’en souviens.
    Pourtant je préfère l’oubli.

    Je voudrais me détendre et entreprendre.
    Niquer le monde et penser : « I am the best »
    Dénouer les liens.
    Et me détacher de l’ennui.

    Je ne suis pas le parfait gendre.
    Mais s’il te plaît reste.
    Encore un peu. Simplement jusque demain.
    On a qu’une vie ou peut être qu’une nuit.



    votre commentaire
  • Qu’est-ce que je pourrais écrire à 37 ans ?
    Je voudrai éviter les thèmes adolescents
    Je voudrais plancher sur mon premier roman
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !

    Je voudrais t’expliquer mon plan en 2 temps 3 mouvements
    Même si je suis un peu lent. Même si je ne prends pas les devants
    Même si je suis un peu gland. Même si je suis trop grand pour parler en verlan
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !

    J’ai pas encore beaucoup avancé
    Sur la ligne de départ je suis encore loin de la ligne d’arrivée
    J’aime pas beaucoup le changement. Même quand je pars gagnant
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !

    J’ai calé, impossible de réparer. Il ne me reste qu’à continuer à pied
    On aurait dû parier. On n’aurait pas dû m’écouter. Je suis séché. J’ai plus d’idée.
    Vidé devant cette feuille de papier blanc
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !

    --

    Je vais vous raconter une belle histoire
    Avec un happy end, un truc qui donne envie d’y croire
    Je rentre dedans avec un courage déterminant
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !

    Avec mes supers pouvoirs je détiens le savoir
    Je suis le gentil, l’ami que tout le monde voudrait avoir
    Je n’appartiens à aucune équipe, aucun regroupement
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !

    Je ne fais pas parti du 5 majeurs
    Trop souvent sur le banc, j’attends mon heure
    Quand je rentrerai sur le terrain ça sera hallucinant
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !

    Je vais tout déchirer quand personne ne sera prêt
    Je vais vous faire vibrer, Je vais vous faire kiffer, je vais vous faire crier
    « C’est ce qu’elle disait » , quand tout sera terminé et c’est pas évident
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !


    votre commentaire
  • Je suis un as du bricolage / Le roi de la perceuse / Même si je ne suis pas là / Je peux peut-être chanter une berceuse / Je visse et je dévisse / Surtout je dévisse / Bourré de vices / Bourré à l’anis /Je suis collé au planché, que je n’ai pas réussi à re-vitrifier / J’aurais dû poncer / Je n’y ai même pas pensé / J’arrive plus à avancer / J’suis cloué / Et j’observe le parquet de près / Je ne suis pas encore prêt / On verra après / Comment se présente l’avenir / Reste encore 2 ou 3 truc à vernir / Et je pense que cela pourrait être pire / Je suis allé à Leroy Merlin dimanche /  Comme un magicien / Je voulais tout effacer à grands coups de rouleau et de peinture blanche / Je suis au bout du rouleau / Putain je flanche / Je m’y suis pris comme un manche / Ma vie ressemble à un matin sans joint / Le lavabo fuit / Le reste suit / Je m’ennuie / Comme si je buvais de la Tourtel / Toute la nuit / Une torture / J’ai toujours pas arrangé la toiture ni la voiture / Donc difficile de se déplacer / J’ai bien essayer de me placer / Le sang glacé / Je sens que tu es agacée / J’ai pas encore réparer l’évier / Depuis que j’ai dégueulé / Il est bouché / Je sais que tu vas gueuler / Ca fait une grosse semaine que je dois m’en occuper / Mais j’ai eu une grosse semaine / A la tienne ! / Promis / Après ce verre je commence à attaquer le siphon / C’est con / Mais je n’ai pas les bons outils / Non / Oui / Et puis il est trop tôt / Un peu marteau / Je suis fou depuis que j’étudie comme un érudit le catalogue De VPC de Casto / Je me sens costaud / Plus alcoolo que bricolo / Je suis pas un rigolo / Plutôt un picolo / Bienvenu dans le quartier des Rigollots / Je voudrais enchainer les punchline comme un pistolet à clous automatique / Clack ! Clack ! Clack ! / Tout est fixé / Définitif / A la Patex / Je représente le collectif Dardex / Parles en à ton ex / Je suis doux comme du papier de verre / Quand j’embrasse je pique / Je vais reprendre un dernier verre / Une dernière bière / Encore une heure après je deviens pathétique / Même de bonne humeur je suis comme une tic / J’ai plus de fric et ma thématique s’estompe / C’est mathématique / Je me trompe / je retombe de façon systématique dans des problématiques / Avec plein de rimes en « -ic ». Comme le hoquet / Mais là ça devient carrément merdique / …


    votre commentaire
  • Ma sex-friend
    J'aime croquer ses petites fesses de rats. Comme on croque dans un pain au chocolat.
    J'aime aussi ses petits seins. Même s'ils sont petits. Je les aime bien. Et pourtant j'aime rien. Je ne sais pas si je t'aime toi. J'ai le droit. J'ai pas envie d'avoir une petite amie.
    Ce que j'aime chez elle ? Elle est belle et je ne lui demande pas de faire la vaisselle. Je suis pas obligé de lui envoyé d'email. Pas besoin de donner de nouvelles. Mais je peux lui rouler des pelles. Rien à justifier. Je ne suis pas son justicier. Je ne suis pas son superhéro. Elle n'est pas ma Juliette et je ne suis pas son Romeo. J'espère quand même qu'elle me trouve beau. Mais pas trop. Je ne suis pas un salop. C'est pas simple de trouver les mots.

    Ma sex-friend
    Je la vois un peu plus d'une fois par mois. Mais pas besoin d'engagement. Pas besoin de lois, pour la voir un peu plus qu'une fois par an. Je sais pas ce que je veux. Je suis pas amoureux. Je suis pas vieux. J'ai encore le temps pour trouver mieux.
    "Arète ! N'essuie pas le coin de ma bouche avec ta serviette. Quand il reste de la sauce ou une miette. Laisse moi finir mon assiette."
    Pas besoin de tatouer son nom. Ni celui de nos enfants. Je peux simplement dessiner un rond pour marquer ce moment.
    Dans les films américain. Ils finissent toujours amoureux. J'y crois pas vraiment. Mais on verra bien où cela m'emmène. J'aime quand ça finit bien, à la fin. Ca pourrait être mieux. Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. Et j'ai vraiment pas la haine.

    Ma sex-friend
    Y'a pas de dimanche, que des samedis soir. Comme ça, j'en ai jamais marre. Comme niquer sa femme toujours dans le noir. A chaque fois c'est un nouveau départ.
    C'est comme une meilleure amie. Mais je la baise. Pas de soucis, juste de l'envie. Pas de malchance, pas de chiffre 13. Pas de chat noir. Pas d'échelle. J'suis pas superstitieux, ça porte malheur. Elle set belle, mais elle n'est pas à l'heure. Elle est encore en retard. On pourrait l'écrire meilleur, comme dans une chanson de Brel. Ma grammaire fait peur. Mais je parle réel. En échec scolaire, mes mots ne viennent pas du coeur. Je suis un homme, je ne pense pas qu'avec ma tête. Avec elle pas besoin de baratiner, c'est pas toujours la fête. Pas besoin d'être différent, pas besoin de faire la starlette. Je peux simplement être ce gamin de seize ans. Syndrôme de Peter Pan. Maintenant je suis grand. "Tu veux pas sortir avec moi ? Juste deux semaines en attendant. Je t'embrasse avec la langue et tu rentres chez toi. Et demain, on ne se parle pas en cours. Je veux bien te tenir la main. C'est pas de l'amour, juste l'histoire d'un collègien."

    J'ai passé l'age de ces conneries. Je l'ai pourtant écrit sur ma "Murtaugh list". Je suis surement trop sage ou trop petit ou peut être juste un peu trop triste.


    votre commentaire
  • Je ne suis pas un prince charmant.
    Faut pas compter sur moi.
    Pour consruire, pour l'avenir, je veux pas d'enfants. J'ai pas d'argent. Mon "chez moi" est pas assez grand. Je veux profiter de l'instant. Si tu veux en finir, je comprends.
    Faut pas compter sur moi.
    J'ai des sentiments. Mais je préfère être franc. Je vais pas te baratiner comme on drague une pouf en boite de nuit. Je suis bien dans mon appartement. Apparament, il est un peu trop petit. Alors, si tu pouvais partir, avant le café et les croissants. Désolé je me rappelle pas. Si tu voulais passer le reste de tes jours avec moi. Je ne sais pas ce que j'ai raconté. Surement n'importe quoi. Quand je bois, j'ai tendance à m'emballer comme trois. J'ai la mentalité d'un ado de quinze ans. J'ai pas encore envie d'être papa. Je ne sais pas encore ce que je fais mardi. J'y réflécis. Surement une cuite avec mes amis. Comme lundi... Y a pas beaucoup de place dans ma vie. Je suis meilleur comme amant. J'ai pas vraiment le temps, pour d'autre que moi. Excuse moi d'être un peu différent, des autres mecs de trente ans. Syndrôme de Peter Pan. J'ai pas encore grandit. Tu veux bien être ma petite amie ? Je te ramène chez toi avant minuit.

    Au dernier moment, je me défile.
    Faut pas compter sur moi.
    Je sais que je suis débile. Mais quand une fille me plaît, je m'arrange pour tout faire foirer. Comme si assumer, était difficile. Je voudrais t'emmener sur une île. Il n'y aurait que nous. Tout serait plus facile. Il n'y aurait que nous.
    Faut pas compter sur moi.
    C'est comme ça. Je ne t'emmenerai pas. Si tu veux, on peut aller à Lille. C'est sympa pour les vacances, tu verras. Si tu voulais du rêve, tu es mal tombé. Je t'offre une trève. Pour le reste, c'est raté. Si tu as besoin de moi, je suis pas là, pour porter la machine à laver ou pour t'écouter pleurer. Si tu voulais une idylle, tu es mal tombé. J'ai pas grand chose pour toi. Je voudrais en avoir mille, mais j'en ai pas. Même pas capable de te quitter, même pas capable de te laisser. J'avance comme dans la file d'un supermrché. J'ai peur de me faire doubler. J'avance à petit pas, mais je me rapproche de la ligne d'arrivée.

    Tu voulais quelqu'un pour te protéger.
    Faut pas compter sur moi.
    Je suis pas un type bien. Je suis mieux chez moi, à regarder des films de karaté. Les histoires d'amour, je les regarde de loin. Je t'emmenerai pas à la Baule. Je porterais pas le parassol. J'ai pas de congé payé et pas un mois l'été à te consacrer.
    Faut pas compter sur moi.
    Tu veux que je t'emmenne danser ? Mais je danse pas . Dans les soirées, je suis là pour picoler. Pas vraiment là pour rigoler. Je suis pas marrant, je suis bourré. Si tu veux pas me porter. Si tu veux pas me ramener. Alors rentre maintenant. Je ne voudrais pas te faire regretter, la maison que tu aurais eu sans moi. Une histoire bien rangée. Les chemises bien repassées. L'ami qui vient le dimanche avec la chicorée. Les petits déjeuners comme dans les pubs à la télé. J'ai rien à t'offrir, même moins. A trente quatre ans je suis encore un gamin.  Un peu capricieux, je fais ce que je veux et je ne pense à rien. Je veux pas être un frein, alors je ne te promet rien. Pas la peine de m'appeler. Mon téléphone est éteinds. Si tu veux avancer à côté de moi. Au moins quelques temps, en attendant qu'un mec sain, te propose mieux que ce que je peux te donner. Je décrocherai pas la lune pour toi. Je dois t'avouer... je ne sais pas voler. Préviens tes parents si tu veux me présenter. Je ne serais peut être pas là demain. On est pas fiancés Je ne suis pas le gendre parfait. Je ne sais pas où je vais et je ne sais pas m'arêter.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique