• Une nouvelle en 2013 ?!! [suite 1]

    Au lieu de rester là. Debout. A me demander ce que je fais là. A devenir fou.
    Je devrais me rendre utile. Sortir en ville. Acheter quelques croissants. Et peut être même du jus d'orange 100% en brique Tetra pak. Je n'aurais surement pas, comme à chaque fois, la motivation de presser, même si elle possède une centrifugeuse électrique. Tout cela me semble trop compliqué.
    J'enfile mon pantalon. J'attrappe mon blouson. Je sors. Je me sens bizarre. Comme quelques remords. J'espère que personne ne va me voir. Je pense à ce café. Je le veux fort et noir ! Je marche vers l'épicerie, en regardant mes pieds. Il est tard. Poutant hier soir, nous nous sommes mis au lit relativement tôt. Mais on ne s'est pas endormis. On a attendu un peu. On attendu de ne plus avoir envie. J'ai peut être tort, mais tant que je suis en vie. Je ne veux pas penser à la mort.
    Une fois dans les allées, je prends mon temps. Un peu de mal à me retrouver. Difficile de trouver où est rangé le café. Et une fois le rayon atteinds. Il faut encore faire son choix parmi l'éthopien et le colombien. Tant qu'à faire, j'aurais bien pris du Max Havelaar, ou quelque chose d'équitable.

    [Apparté] J'ai constaté que beaucoup de marque reprenne le design "Fair Trade". Mais après avoir le et relu l'étiquette. Après avoir parcouru l'ensemble du paquet. Rien n'est indiqué. [Fin de l'apparté]

    Après avoir attrapé du grain, du jus, du beurre et de la confiture ( en chemin j'ai changé d'avis, pas de croissants mais des tartines), je me dirige vers la caisse, pour entendre le gérant se moquer de moi car j'achète le petit déjeuner à 13H30. Cela ne sert à rien que je mente. Je regarde mes provisions sur le tapis roulant et je lui fait un sourire. Cet après midi personne ne peut me nuire. Je veux simplement fuir. Me retrouver dans ses bras. Oublier que je n'ai pas le droit. oublier que... je sais pas. Ou peut être que j'en sais trop. Mais quand je suis dans ses draps je me sens beau. Ou peut être pas. Je sais pas... j'y pense pas trop.
    Mais je rentre vite.
    Arrêt à la boulangerie. 2 baguettes. Non 3. Je ne voudrais pas qu'elle manque. Je ne veux pas être radin. Je veux qu'elle ne manque de rien.
    Je rentre presqu'en courant.
    Pourquoi j'angoisse. J'ai peur qu'elle dorme encore. Qu'elle se réveille à 15H00 avec une envie de mort. Peur de ne pas être assez fort. Non ! Pas cette fois ! Peur d'être dans une situation délicate. Je pense à ma position. Je baise la femme d'un autre, passons... Le pire dans tout ça c'est que je commence à l'apprécier.

    J'arrive devant la porte. Je sonne. Elle m'ouvre. Je monte les escaliers. J'arrive à son étage. Elle m'attends dans son appartement. Dans le couloir, dérrère sa porte entrebaillée.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :