• Il est assis dans le train. Voiture 7. Siège 128.
    Il part à Orléans. Il a pris celui de 15H07.
    Il a rendez-vous. Il a une « date ». Il a rencontré une fille sur une appli.
    Pas sur Tinder. Ni sur Happn. Il s’est inscrit récemment sur Coup d’1 soir. Actuellement il n’a pas envie d’aimer. Actuellement, il a plutôt envie de baiser.
    Il a réservé un petit hôtel. Il a acheté une bouteille de champagne. Il a pensé aux préservatifs qu’il a soigneusement rangés dans sa valise. Il a mis une chemise grise, cintrée et repassée. Il n’a rien oublié.

    Il ferme les yeux. Il doit être en forme ce soir. Se reposer
    En arrivant, il se dirigera directement à l’hôtel. Il l’attendra dans la chambre.
    Il s’endort en imaginant la suite. Il pense à leur rencontre. A ce qu’il fera, quand elle entrera dans la pièce.



    Glisser sa main entre ses cuisses. Caresser son sexe. Par-dessus sa culotte d’abords. Sentir son slip devenir légèrement humide. La caresser doucement. Effleurer du bout de ses doigts, l’intérieur de ses cuisses. Remonter vers son entre-jambe. La sentir frissonner. Elle écarte un peu ses jambes. Il passe sa main sur sa vulve. Il caresse ses lèvres et son clitoris. Il soulève l’élastique de sa culotte. Il dirige sa main. Et sent sa peau sous doigts.
    Il la regarde dans les yeux. Elle est allongée sur le lit. Elle se laisse faire. Il va s’occuper d’elle. Il a envie d’enfoncer son majeur en elle. Il a envie de la doigter. Elle plisse un peu les yeux. Elle se mordille un peu les lèvres. Elle écarte un peu plus ses cuisses. Elle sent son doigt entre doucement. Bien au fond.
    Entrer.
    Sortir.
    Entrer.
    Sortir.
    Doucement.
    Bien au fond…
    Il frotte son clito. Redescend sur ses lèvres. Puis son doigt s’immisce à l’intérieur de son sexe. Elle est très excitée. Bien mouillée. Il est très excité aussi. Sa queue commence à durcir.
    Il a très envie de voir sa chatte, alors il enlève sa culotte. Il la fait glisser le long de ses jambes, qu’elle écarte en grand. Et il continue de la doigter…
    « Tu m’excites terriblement. J’ai très envie d’en mettre deux. Je peux ? »
    Il n’attend pas sa réponse et s’exécute. Elle se cambre sous le mouvement de ses doigts. Elle pose sa main sur la sienne et lui donne le rythme.
    Il regarde ses seins. Elle a des seins splendides. Il a envie de les toucher. De les ploter. De pincer ses tétons. Les sentir durcir entre son pouce et son index. Il envie de les embrasser. De les lécher. De sucer ses tétons. La sentir frémir et avoir la chair de poule. Puis sa bouche se déplace. Entre ses seins. Il redescend sur son ventre. Son nombril. Le bas de son ventre. Son sexe. Il commence à jouer avec son petit bouton. Avec sa langue. Il le titille. Puis il la prend à pleine bouche. Il la lèche goulûment. Ses jambes sont bien ouvertes. Son sexe aussi. Elle est trempée. Elle coule dans sa bouche.  Sur son visage. Il écarte ses petites lèvres. Pour mieux y insérer sa langue. Elle attrape sa tête. Il sent sa main dans ses cheveux. Elle la plaque contre elle. Il ne peut s’empêcher de la manger. De lui bouffer l’abricot.
    « Tu aimes ? »
    Il veut la faire jouir. Avec ses gestes. Avec ses mains. Avec sa bouche. Il aime prendre son temps. Il ne veut pas bâcler. Il aime les longs préliminaires interminables.
    Il a très envie de la baiser. Sa bite est bien raide. Bien dure.



    Il ouvre un œil, il est arrivé.
    Il est 16H10 environ.
    Il prend son sac. Et sort de la gare il regarde sur son smartphone pour voir si elle lui a envoyé un message et pour regarder sur OSMap le trajet jusqu’à l’hôtel. Ça ne doit pas être loin. Dans le centre. Un petit hôtel sympa. Une jolie chambre. Un peu à l’ancienne. Quelques tableaux moches accrochés sur le mur. Et un grand lit.
    Il tape le nom et l’adresse, et réalise qu’en fait l’hôtel est situé dans la zone commerciale d’Orléans. C’est assez éloigné. Il n’a pas prêté attention à la situation géographique quand il a réservé sur Booking. C’est trop tard. C’est payé. C’est pas grave. Ça peut être chouette. Un peu anachronique. Le genre motel. Un peu au milieu de nulle part.
    Il se dirige vers le tram, monte dans la rame et continue son rêve éveillé commencé dans le train. Il a le temps, il y a au moins 24 arrêts jusqu’à sa station.



    Il aimerait la prendre en levrette. Il l’imagine sur le lit à quatre pattes. Le cul bien haut. Les fesses bien écartées. Bien ouverte. Bien cambrée. La tête posée sur l’oreiller. Offerte. Il ne peut s’empêcher de la lécher un peu dans cette position. Il a envie de lui bouffer la chatte. Il a envie de lui bouffer le cul. Faire monter son désir. Jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus. Il approche sa queue. Il la frotte sur son clitoris. Il veut qu’elle le supplie de la pénétrer.
    « Baise-moi.»
    Alors il enfonce son sexe. Doucement. Bien profond. Il le sort complètement. Et le re-rentre bien au fond. Doucement.
    Il entre.
    Il sort.
    Il entre.
    Il sort.
    Doucement.
    Bien au fond…
    Il attrape ses cheveux. Il la tire un peu en arrière. Et continue de la pénétrer. Il donne de petits coups de bassin. Elle aime ses coups de reins. Il s’arrête. Il ne bouge plus. Et c’est elle qui s’avance. Et qui recule. Le long de sa queue.



    Il est arrivé à destination. Il bande. Il se demande si les autres passagers peuvent apercevoir la bosse sur son pantalon.
    Il traverse cette ZAC. Il marche au milieu des parkings. Il zone à côté des Ikea, Carrefour, Castorama et autres Halle aux chaussures. Il arrive enfin à son hôtel. Il est situé entre un restaurant Courte paille et la caserne des pompiers. Le ‘…’. C’est pas le grand luxe. Un peu mieux qu’un Formule 1.
    Il regarde une nouvelle fois l’écran de son portable pour voir si elle a répondu. Il se dirige vers l’accueil. La fille derrière le comptoir est plutôt jolie. Il lui sourit. Et il s’en va sûr de lui, avec ses clefs et il rejoint sa chambre.
    C’est sommaire. Deux tables basses. Une télé écran plat accroché sur le mur à côté d’une photo de New York encadrée. Au fond une porte coulissante. Ça doit être la salle de bain. Au moins le lit est grand. Il se demande si les murs sont fins. Il re-check son téléphone. Il va aller prendre une douche.
    Il pose ses affaires. Sort sa trousse de toilette, un caleçon propre, une paire de chaussette. Il se rase. Il se brosse les dents. Il entre dans la douche. Il laisse couler le jet sur lui. Il prend une douche bien chaude la vapeur envahit la pièce. Il se savonne. Il a très envie de se branler. Il est très excité. Il se retient. Il sort, accroche sa serviette  autour de sa taille et s’allonge sur le lit. Il attend un peu. Il allume la télé et commence à zapper.
    Il est 18H00. Il n’a toujours pas de nouvelles.
    Elle ne s’est pas connecté à l’application depuis 2 jours. Il n’a pas son numéro. Il ne se parle que par chat. Ils échangent des discussions coquines et quelques photos. Leur relation débutée il y a deux semaines pour l’instant ne se concentre que sur ces uniques activités. Quelques nudes. Et quelques mots crus.
    Il vérifie encore. Elle n’est toujours pas en ligne.
    Le temps passe il continue de regarder des émissions de merde. Quelques épisodes de Malcolm, Tatoo cover, puis un truc avec des couples qui cherchent un appartement à Paris.
    Il est 20H00. Elle ne viendra plus.
    Il devrait ouvrir la bouteille de champagne et regarder un porno.
    Il se rend compte qu’il a oublié les flûtes alors il boit au goulot.
    Il laisse la télé allumée sans le son. La lumière stroboscopique le happe. Il met un peu de musique. Il entend ses voisins parler. Il peut presque comprendre ce qu’ils disent. Il boit vite. Il danse un peu. Mais peu. En fait il s’ennuie.


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  •  

    N’importe où. Peu importe.
    Je voudrais m’échapper. Partir. M’enfuir avec elle.
    Partir loin. Sans rien dire à personne. Se cacher.


    Prendre la tangente. Théorème de Pythagore : Dans un triangle rectangle, le carré de l’hypoténuse est égal au carré des deux autres côtés / a² + b² = c². Partir. Nantes par exemple. Un port. Bordeaux. Ou une autre ville au bord de l’eau. N’importe où. Peu importe. Je sais qu’elle n’aime pas la pluie. Tant pis. Donc pas Lille, pas Bruxelles. Je veux simplement être avec elle. Tout recommencer. Une histoire à reformater. RESET. RESTE. Fermer les yeux. Poser son doigt sur la carte. Rien à foutre. Il faut qu’on parte. Un aller sans retour. A / R. À défaut de pouvoir revenir en arrière, elle pourra toujours faire demi-tour. J’attendrai à l’arrêt de bus. Toujours au même endroit. Prendre le train. L’avion. Partir loin. Choisir une position. Pourquoi pas l’étranger ? Un autre pays. Une autre vie. Partir sans se retourner. Ne jamais regarder derrière. Ne pas faire la même connerie qu’Orphée à la porte des enfers. Un pays francophone serait préférable. Je me sens capable… de tout. N’importe où. Peu importe. Le Burundi ou le Canada. Chaque moment chouette que je passe serait encore plus chouette si elle était avec moi. Le Pérou ou l’Australie ? Je commence à me faire à l’idée. Je voudrais tout abandonner. Je ne suis pourtant pas trop vieux. Je n’irais jamais mieux. Aller en Grèce et nager nus. La destination ne me déstabilise plus.

    SNCF Billet à composter avant l’accès au train - PARIS GARE DE LYON > MENDE - MATHIEU / MAGALY - 01 ADULTE - DEPART EN BLEU - Départ
     25/10 à 13H01 de PARIS GARE DE LYON - Classe 2 VOITURE 04 - Arriv. à 16H26 à CLERMONT FERRAND - PLACE ASSISE 87 - CORAIL TEOZ 5959 - 01 FENETRE - ECH/REMB SOUS CONDITIONS - DUO - Départ 25/10 à 16H40 de CLERMONT FERRAND - Classe 2 - Arriv. à 19H30 à MENDE - AUTOCAR 34221 - ECH/REMB SOUS CONDITIONS - Prix par voyageur : 49,70 - Prix EUR **49,70 - BP 8723397523 36,00 KM0420 - TS 070731975 - PARIS LYON A 08710861507705 231 010 BEA108 Dossier SQZKSF Page 1/1 [1]


    N’importe où. Peu importe.
    Je voudrais m’échapper. Partir. M’enfuir avec elle.
    Partir loin. Sans rien dire à personne. Se cacher.


    En cavale. Sur un coup de tête. Pour une fois, partir avant la fin de la fête. Personne ne saurait où ? Pourquoi ? Comment ? Façon serial killer. Une fuite en avant. Et ne plus jamais connaître la peur. Envie de ressembler à Faye Dunaway et Warren Beatty dans Bonnie and Clyde d’Arthur Penn. On verra bien où tout cela nous mène. Si on a besoin d’argent, on n’aura qu’à braquer une station-service ou un magasin de vêtements. Envie de ressembler à Mickey et Mallory. N’importe où. Peu importe. Quoi qu’il arrive et où que tu ailles, à chaque fois que je regarderai les étoiles, je saurai que tu regardes les mêmes. [2]. On s’aimait à en crever et tout se paye. Se déguiser. Perruques et lunettes de soleil. Brûler passeport et carte d’identité. On irait se poser dans un bled perdu. On pourrait réinventer tout ce qu’on a vécu. On pourrait refaire nos vies, sans raconter nos péripéties à nos nouveaux amis. Repartir de zéro. Sans aucun passé. Reprendre l’assaut et une nouvelle personnalité. Comme dans un film, comme dans un roman. Comme dans un rêve, comme dans fantasme. Tenir un revolver. Flinguer. Changer de plan. Le regarder crever dans ses spasmes. Le regarder cracher du sang et des glaires. Faire table rase de notre passé. Ne pas se poser de questions. Si on veut. On prend, Quand on me demande gentiment, je réponds. Mais si on veut. On prend. Cela remet en cause beaucoup de nos principes. Changer de motel, chaque nuit. Road trip. Pour l’instant, elle me suit.
    Ne jamais se laisser prendre. On a vécu trop longtemps enfermés. On n’est plus à vendre. Besoin de s’évader. Comme principale angoisse : Ne pas laisser de trace. Pas d’empreinte. Pas de plainte. Pas de visage. Rester sage. Sainte Marie mère de Dieu. Priez pour eux.
    L’hôtel vous propose 126 chambres conçues pour apporter le maximum de bien-être, des salles et salons modernes pour accueillir vos réunions et vos événements, une piscine extérieure, un solarium et une terrasse spectaculaire avec les meilleures vues. [3]


    N’importe où. Peu importe.
    Je voudrais m’échapper. Partir. M’enfuir avec elle.
    Partir loin. Sans rien dire à personne. Se cacher.


    On pourrait acheter le dernier van Wolkswagen. Tout équipé. Fabriqué à Baden Baden. Avec la cuisinière intégrée. Qui roule au diesel. Qui ne consomme pas. Dans le monde réel, l’aveugle est roi. Vivre comme des bobos. Manger bio. Préparer ses bagages. Partir en voyage. Vivre comme des sourds. Sans connaître la date de retour.
     
    FOURGON AMÉNAGÉ ADRIA TWIN SUPRÊME 640 SLB, Sur porteur Fiat DUCATO
     140 CH, Lits Jumeaux, Sky Roof, Réfrigérateur 152L, Cabinet de toilette Vario, Peinture métallisée et calandre noire, Couchage(s) : 2, Place(s) carte grise : 4. L x l x h : 6,36 x 2,05 x 2,58 m. Motorisation FIAT DUCATO 140 ch EURO 6, Climatisation manuelle de cabine, Régulateur et limiteur de vitesse, Rétroviseurs dégivrants réglables électriquement, Airbag conducteur, Moustiquaire porte coulissante, Marchepied électrique. Toit relevable SCA, panneau Solaire + Batterie, Chauffe eau, douche, plaque cuisson gaz + évier, Frigo, nombreux rangements + PC à l’intérieur. Photos supplémentaires sur demande. 52 950 € [4]

    Ou fuir en mobylette. Sans se prendre la tête. Aller à Brest. Sur le pont de Recouvrance. Tenter sa chance. Faire le plein d’essence et rouler jusqu’à ce que la Peugeot
     103 coule une bielle. Elle est belle. On pourrait facilement atteindre la Bretagne. Suivre le nord. Je gagne même quand j’ai tort. J’ai téléchargé une application ‘boussole’ sur mon smartphone. Je n’ai pas le sens de l’orientation. Dyspraxie. Mais personne n’est là pour me permettre de retrouver la raison. Asphyxie.
    Ou en VW des années 70'S, qui boit un euro du kilomètre. Paraître. On irait moins loin, bien sûr. La vie est dure.
    Ou acheter un camion et vivre comme des punks à chien. Sans aucun lien. Toujours libre. Libertaire. Anarchiste un peu. On ne croit plus en Dieu. Elle préfère les chats, cela peut s’arranger. J’ai envie de déménager. Parcourir la France, l’Europe. N’importe où. Peu importe. Je lui laisserais choisir la destination et la couleur des rideaux. #FFFF00. Un joli jaune, avec des motifs gris. Le plus beau des cametards. Si elle préfère le noir, pas de soucis. Dans une roulotte ou dans une caravane. À Majorque ou à La Havane. À Goa ou sur la côte basque. Sur la route comme Jack Kerouac. « Qu’est-ce qu’on éprouve quand on s’éloigne des gens, et qu’on voit leur silhouette diminuer dans la plaine, jusqu’à n’être plus qu’un point qui finit par se dissoudre ? Le monde est trop grand, il nous engloutit sous sa voûte et adios. » [5]
    MOBIL HOME en parfait état servi 1 fois par an marque Look 28 ABI caravan
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    Débardeurs et jeans baggy ou pantalons kaki. Casquette vissée sur la tête. Je remettrais mon piercing dans le nez. On serait assortis, habillés pareil. Je serais fier des tatouages sur mon corps dessinés. Une chiotte sèche et une douche au soleil. S’arrêter dans un champ. Se décrasser rapidement. J’apprécie son odeur. Pas besoin de déodorant. J’aime comme elle sent. Je ne regarde plus l’heure. Décroissant. Rôder. Traverser les départements. S’évader. Aller jusqu’en République Tchèque, jusqu’à Prague (CZ) ou jusqu’à Turin (I). Avancer en vain. Côtoyer les Blacks blocks. Vivre du troc. Boire de la Slibovitz. Crier : « FUCK OFF ». Démentir les prédictions de nos profs. Un peu blasé, parfois, Je crois que si la Terre est ronde… Rien. J’ai envie de faire le tour du monde… Rien. Un peu nihiliste. De plus en plus misanthrope. Pas encore fasciste, je reste sociable malgré la dope. J’arrive encore à parler et à paraître en société.
    Since 1894 R.JENINEK - KOSHER SLIVOVITZ - PLUM BRANDY - DISTILLED AND BOTTLED BY RUDOLF JELINEK DISTILLERIES VIZOICE CZECH REPUBLIC - 0.70L  ALC. 50% Vol. [7]
    Mes amis ne se doutent de rien, ils vont halluciner. Je n’aime pas mentir. Je préfère ne rien dire. Personne ne connaît mon projet. Même pas ma mère... J’ai su garder le secret. Personne n’est au courant. Personne ne sait. Demain, je serai absent. Tout quitter. Sans sauvegarder.


    N’importe où. Peu importe.
    Je voudrais m’échapper. Partir. M’enfuir avec elle.
    Partir loin. Sans rien dire à personne. Se cacher.

     


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  • Se promener dans Montmartre. Changement Nation ligne 2 direction Porte Dauphine. S'arrêter à la station Anvers ou Pigalle. Il montera à pied. Il ne prendra pas le funiculaire. Il a mis ses écouteurs. Il vient de télécharger L’absente de Yann Tiersen et le 1er album de Cocorosie. Musique au casque. La valse des monstres dans les airpods. C’est un peu cliché. Marcher près du Sacré Cœur avec cette musique dans les oreilles. Être amoureux à Paris. Être amoureux dans le dix-huitième. Marcher avec elle. Même s’il fait gris. Même sous la pluie. Il n’a pas honte. Il n’a plus rien à cacher.

    Il est allé au bureau de tabac, hier. Il a acheté un paquet, des feuilles à rouler, des filtres et un briquet. Il en a profité pour prendre un ticket à gratter. Il se sent en veine. Il pourrait gagner cette semaine. La chance devrait tourner. Il est positif. Aujourd’hui, tout va bien, la vie est belle. Il n’a plus rien à cacher.

    La dernière fois qu’il l’a vue, il a dit qu’il essaierait d’arrêter. Il a promis.

    Il ne sait pas pourquoi quand il la voit, il fait semblant. Il essaie d’avoir la confiance. Il bombe le torse. Il se cache derrière sa fierté. Il ne sait pas pourquoi il croit pouvoir mentir. C’est comme s’il y’avait un écran sur sa poitrine, qui afficherait ses sentiments et ce qu’il ressent vraiment. Elle est la seule personne à savoir. Elle est celle qui le connaît le mieux. Elle le connaît mieux qu’il ne se connaît lui-même. Elle arrive à le lire. Il ne va pas la faire à l’envers. Debout devant elle, il essaye d’être tellement cool. Il ne s’aime pas, quand il fait ça. Il n’a plus rien à cacher.

    Il bluffe. Comme dans une partie de cartes. Il joue. Comme sur une scène de théâtre. Comédien. Il veut passer pour quelqu’un d’autre, il veut passer pour un type bien. L’anti-héros ne gagne pas à la fin. Il ne s’échappera pas avec son héroïne sur un cheval blanc. Il ne s’éloignera pas comme le prince charmant dans le soleil couchant. Il n’est pas le ‘poor lonesome cowboy’. Il a commencé à fumer à 15 ans, pour ressembler à Marlon Brando et pour atteindre sa cible. Il pensait que la gent féminine aimerait et que cela suffirait à le rendre heureux. Pourquoi, les filles craquent-elles pour les badboys, quand ils prononcent des mots doux et sensibles, quand leurs voix tremblent, et qu’une larme perle au coin de leurs yeux ? À défaut de pouvoir se tenir droit devant elle. Il se fait dessiner des trucs sur le corps. Histoire de paraitre plus fort, de paraître plus beau. Il se fait tatouer des mots sur la peau. Drôle de façon de s’affirmer. Il n’a plus rien à cacher.

    Il a écrit sur un bout de papier ce qu’il pensait. Puis il a raturé. Il aurait voulu tout effacer. À grand de Tip-ex. Pour que personne ne puisse déchiffrer ce qu’il a longtemps dissimulé. Il n’a plus rien à cacher.


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  •  

    La nuit tombe tôt en ce moment. Il est 18H30 et il fait déjà nuit. La lumière du lampadaire dans la rue en face de sa fenêtre est belle avec ses reflets orangés. Il se dit qu’il devrait attendre encore une demi-heure avant d’ouvrir une bouteille. Il manque de volonté, mais il peut y arriver.
    La journée est passée vite. Il a à peine eu le temps de boire un café et regarder rapidement ses mails. Il est allé chier. Il a lu 4 pages de Vernon Subutex. Un petit tour sur Facebook. Écouter Entendez-vous l’éco ? à la radio. Il n’a pas compris. Il n’aime pas spécialement la voix de Tiphaine de Rocquigny. Il n’a pas vraiment écouté. Il aime bien mettre France Culture quand il va se laver. Il est resté longtemps sous la douche. Il a laissé couler l’eau chaude. Il a pensé à la planète et ça l’a fait un peu culpabiliser. Mais il est quand même resté la tête sous le jet brulant quelques instants. Il est sorti. Il faisait nuit.
    Il avait mis son réveil pourtant. Il n’a pas réussi à se lever. Il se souvient vaguement l’avoir éteint. Il se souvient vaguement qu’il a sonné deux fois. Il se souvient surtout avoir ouvert les yeux, regardé sa montre et se dire : « Merde ! C’est encore raté ! » Depuis qu’elle est partie, il a du mal à émerger. Il avait prévu d’aller marcher.
    Dimanche dernier, il est sorti. Il avait envie d’aller voir la mer. Besoin de s’aérer, de prendre l’air. Arrivé aux Réformés, en haut de la Canebière, trois cars de CRS... Il a fait une légère crise d’angoisse. Il a senti son cœur s’accélérer, ses intestins se nouer. Il a fait demi-tour. Il a failli rentrer. Il est quand même allé se promener, mais il est parti de l’autre côté. Aujourd’hui, pas besoin de mettre le nez dehors. Il aurait pu simplement aller boire un café en terrasse. Mais les bars sont fermés. Il restera confiné.

    Erreur 507 - Insufficient storage
    Le serveur a une erreur de configuration interne : la ressource sélectionnée est configurée pour participer elle-même à une négociation de contenu transparente, et n’est par conséquent pas un nœud terminal valable dans le processus de négociation.[1]
    Il ne se rappelle pas ce qu’il a fait hier. Trou noir. Vortex. Effacer tout ça. À grands coups de Tipex.

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    Ouvrir le lien dans une nouvelle fenêtre. Google le connaît mieux, qu’il ne se connaît lui-même. Il redémarre son ordinateur. Windows a encore planté. Son écran s’est freezé. Il lance Firefox. Et regarde les différents sites qu’il a consultés la veille et les onglets fermés récemment. Il a envie de supprimer l’historique. Et reccommencer, là où tout s’est arrêté.
    Ctrl + x / SUPR / Échap
    Il n’est pas rentré tard. Il est rentré saoul. Il avait décidé de ne pas trop boire. Il a oublié cette invective d’un coup. Quand il commence, il a beaucoup de difficultés à se limiter. Il s’est glissé sous la couette. Il a réussi à se déshabiller. Il a enlevé son pantalon et ses chaussettes. Et il s’est écroulé en vrac. C’est chaque fois la même chose. Il se demande s’il va rêver... Ou s’il va s’en souvenir... Il n’a plus de cerveau. Il n’a pas de cœur. Et il manque de courage. Peu de chance que le Magicien d’Oz le laisse visiter. Même s’il a été sage. Il ne va pas se mentir. Il ne va pas se cacher.

    Amnésie : nom féminin (grec amnêsia) - Diminution ou perte de la mémoire.[2]

    Alzheimer : La maladie d’Alzheimer résulte d’une lente dégénérescence des neurones, débutant au niveau de l’hippocampe (une structure cérébrale essentielle pour la mémoire) puis s’étendant au reste du cerveau. Elle est caractérisée par des troubles de la mémoire récente, des fonctions exécutives [ Ensemble de processus cognitifs (raisonnement, planification, résolution de problèmes…) qui nous permettent de nous adapter au contexte, aux situations nouvelles. ] et de l’orientation dans le temps et l’espace. Le malade perd progressivement ses facultés cognitives et son autonomie.[3]

    Aspirine : Acide acétylsalicylique -------------------- 500 mg
    Excipients : bicarbonate de sodium, acide citrique anhydre, citrate monosodique anhydre, carbonate de sodium anhydre, aspartam (E951), polyvidone, polyvinylpyrrolidone, arôme orange (dont des traces d’alcool benzylique et d’anhydride sulfureux (E220)).
    Excipients à effet notoire : un comprimé contient 10 mg d’aspartam (source de phénylalanine) (E951), 389 mg de sodium, et des traces d’alcool benzylique et d’anhydride sulfureux (E220) dans l’arôme.[4]

    Il a un peu froid alors il augmente le thermostat du chauffage. 22 ° Celsius. Il regarde un dessin sur son frigo que sa filleule lui a envoyé. Un crabouillage le représente. Elle a même écrit son prénom sans faire de fautes. Pas de ratures. Il se félicite de son intelligence. Elle ne peut pas tenir de son parrain, mais il est fier de cette enfant. Lui, il a colorié son image, mais il a débordé. Il n’a pas réussi à suivre les contours. Il s’est trompé. En hiver, les ciels sont pâles. L’existence manque un peu de couleur. #FFFFFF en hexadécimal.

    Il se regarde dans le miroir de la salle de bain. Il a mis un pull rayé gris et noir. Mais ce motif ne lui va pas si bien. Il ne sourit pas. Il ne fait pas la gueule non plus. Son visage reste impassible. La bouche horizontale et les yeux vides. Il n’a pas envie de pleurer. Il ne pleure plus depuis quelques années. Parfois, ses yeux sont mouillés, mais ils ne laissent pas couler de larmes le long de sa joue. Il avait tout. Elle a tout pris. C’est peut-être mieux ainsi. Il devrait se couper les cheveux. Pas très sexy. Ils commencent à être un peu longs. Son visage tiré vers le bas ne l’arrange pas vraiment. Pas besoin forcément d’ambition, pour prendre soin de soi. Il doit progresser. Trouver la solution. Donner de l’espoir. Célébrer ses petites victoires. Améliorer son estime intérieure. S’affirmer. Être positif. Et jouir de ces petits instants magiques, si rares, qui lui apportent du bonheur.

    Il n’a plus confiance... En lui... En elle... Ni dans les autres... Effacer tout ça. À grands coups de Tipex.

    Il devrait faire une liste avec ce qu’il doit faire demain. Le problème avec ses listes, c’est qu’il les perd et quand il ne les perd pas, il oublie de les lire. Il a été obligé de barrer quelques mots. Il y a des trucs qu’il n’a pas envie de faire. Alors il procrastine. Il prend une cuite et il cuve le lendemain, avec l’excuse d’être malade pour ne pas faire ce qu’il doit faire. Appeler sa mutuelle. Prendre rendez-vous chez le dentiste. Appeler sa grand-mère. Ou réparer la fuite.

    Il prend un paquet de cacahuètes, et décapsule une bière. Il est 19H00.
    L’arachide (Arachis hypogaea), dont le fruit s’appelle cacahuète ou cacahouètea (du nahuatl tlālcacahuatl qui signifie cacao de terre), arachide, pois de terre, pistache de terre et pinotte (de l’anglais peanut) au Canada est une plante de la famille des légumineuses (Fabaceae) originaire du nord-ouest de l’Argentine et du sud-est de la Bolivie et cultivée dans les régions tropicales, sub-tropicales et tempérées pour ses graines oléagineuses. Elle présente la particularité d’enterrer ses fruits après la fécondation.[5]
    Il pense à elle. Il sent son sexe durcir. Il commence à bander. Une mi-molle. Il a envie de l’embrasser. Il a envie de la caresser. Effleurer ses seins. L’étreindre. Laisser glisser sa main le long de son ventre. Déboutonner son pantalon doucement. Laisser ses doigts glisser sur sa culotte. Sentir sa respiration s’accélérer. Soulever délicatement l’élastique. Sentir sa peau. Sentir ses lèvres dans son cou. Elle se retourne. Elle a la chair de poule. Il est derrière elle. Il sent ses fesses contre sa bite. Il se sent grossir. Elle est douce. Il frôle son clitoris du bout de ses doigts. Il sent sa fente devenir humide. Ils sont très excités. Il soulève ses seins. Il pince ses tétons. Il se met à genou. Elle le regarde. Il embrasse son nombril.
    Il fait glisser son pantalon le long de ses jambes. Puis sa culotte. Elle est nue. Il a envie de la lécher. D’embrasser sa chatte. De la sentir partir avec sa bouche. De la faire jouir avec sa langue. Qu’elle prenne du plaisir. Pour lui. Avec lui...
    Il reprend ses esprits. Il a envie de se masturber. Au moins, il se sent en vie. Au moins, il a envie. Il ouvre une deuxième cannette. Il ferait mieux de se toucher. Il mérite bien une petite branlette. Ça fait plusieurs mois qu’il n’a pas baisé. Mauvaise méthode. Suite au prochain épisode.

    Après avoir terminé sa quatrième boite de 50 cl. Il commence enfin à être ivre. Il peut maintenant plonger dans les bras de Morphée et se laisser aller.

    Qui va le rattraper quand il tombe, désormais ? Qui sera là pour corriger ses erreurs ?
    Effacer tout ça. À grands coups de Tipex.

    Qui l’aidera à se relever après ? Et s’occuper de lui quand il a mal au cœur ?
    Effacer tout ça. À grand coup de Tipex.

     


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  • JUIN
    Il se lève. Il a un peu mal aux dents ce matin. Heureusement il a rendez-vous chez le dentiste lundi. Cela a commencé hier soir.  Une légère douleur dans la gencive. Il a même renoncé à se couper quelques tranches de saucisson. Il lui manque déjà une molaire en bas à gauche. La douleur se fait ressentir à droite. Il espère qu’il ne va pas en perdre une autre. Il se dirige vers la salle de bain. Il regarde dans le miroir son visage gonflé. Il ressemble à Quasimodo ou à un boxeur, les muscles en moins. Il se fait un bain de bouche.  Quelques gargarismes. Il avait acheté un jour une solution, sans alcool, de couleur rouge, surement bourré de colorant pour se rincer le bec.

    Aujourd’hui c’est le 21 juin. Vendredi. Le premier jour de l'été. Le solstice. Le moment ou le soleil est  le plus haut. Le jour le plus long. Mais c'est surtout Le jour de « La Fête de la Musique ». Il a toujours détesté ce jour. Maintenant c’est pire. Il ne va pas sortir. Il va s'enfermer chez lui. Il a prévu le coup. Vendredi. Il a de quoi tenir le week-end. En mode survivaliste. Il a des vivres. Collapsologue. Il peut attendre la fin du monde dans son appartement. Il a du pain, des pâtes. De l'électricité, du WIFI. Il a fermé  les volets. Il a éteins son téléphone. Il est désormais seul. Personne ne peut le joindre. Il a quelques bières, du fromage, des olives. Personne ne peut le déranger. 

    Solstice (Larousse) :
    •    époque de l'année où le Soleil, dans son mouvement apparent sur l'écliptique, atteint sa plus forte déclinaison boréale ou australe et qui correspond à une durée du jour maximale ou minimale.
    •    Point correspondant de la trajectoire apparente du Soleil sur l'écliptique. (Le passage du Soleil en ces points, le 21 ou le 22 juin et le 21 ou le 22 décembre, marque respectivement le début de l'été et celui de l'hiver dans l'hémisphère Nord. La situation est inverse dans l'hémisphère Sud.)

    Il s'ennuie.  Notre Dame a brûlé le mois dernier. Il allume son laptop. Il regarde Google actu. Personne n'en parle plus. Alors il tape dans le moteur de recherche : « Je m'emmerde ». Il se demande s'il va rencontrer d'autres personne qui comme lui se font un peu chier aujourd'hui. Pour cela, il va sur Facebook, regarder ce que ses amis ont mangé, ce que les autres ont partagé. Il pourrait changer sa photo de profil. Il aurait l'impression de faire quelque chose. Le temps passerait un peu plus vite. Il faut bien remplir cette journée. Pour ne pas se laisser aller, il va se faire un programme d'activité. Il s'assoit dans sa cuisine. Il commence à faire une liste.
    Parfois, quand il s'ennuie, il a envie d'envoyer un SMS à son ex qui est en couple : « Bon week-end mon amour », histoire d'ambiancer leur dimanche après-midi. Il ne l'a pas encore fait. Il ne faut jamais dire jamais.

    Il a quitté son boulot le mois dernier.

    Elle avance. Même si elle n'était plus avec ce mec, elle ne reviendrait pas avec lui.

    Il se lève. Il prend son smartphone. Appareil photo en mode selfie.
    Il a une tronche de con. Des cernes. Une coupe de cheveux de peigne-cul. Il n'est pas rasé. Il ne s'est pas encore lavé. Il ne veut pas poster cette image de lui. Il va commencer par prendre une douche. Puis, il arrosera ces plantes. Il fait chaud. Elles doivent avoir soif.  Il va même en profiter pour rempoter son cactus. Il acheté la semaine dernière de la terre à Brico. Il faut bien s'occuper. Tailler son basilic. Un peu de botanique. Il regarde le ficus dans son salon. Il est en forme. Il a de grandes feuilles vertes. Il le nargue. Lui au moins il va bien. C'est déjà ça.

    Ficus : Cousin du figuier, le ficus est une très belle plante verte par ses grandes feuilles vert brillant. Et s’il fait trop froid dehors pour en faire un arbre d’ombrage dans le jardin, il saura apporter une belle touche de verdure à tous les intérieurs.

    Il n'a pas la télé. Il se serait contenté de Jean-Pierre Foucault. Il voudrait juste que la soirée passe. Ne pas trop réfléchir. Il donnerait du temps de son cerveau disponible aux annonceurs. Il pourrait consommer pendant des heures. Il pourrait acheter n'importe quoi par téléphone comme le fait sa grand-mère. Des compléments alimentaires. Des boites de cassoulet ou de daube de sanglier. Des bouteilles de vin millésimées. Ou n'importe quoi qui pourrait lui donner l'impression de ne pas être resté dans sa cuisine. Debout. A ne rien faire.

    Il n'a pas assez de cigarettes. Il faut qu'il aille chez le buraliste. Il n'a vraiment pas envie de sortir, mais il ne tiendra pas jusqu'à lundi. L'angoisse commence à monter. Il était persuadé d'avoir tout prévu. Il faut faire au plus vite. Se débarrasser de cette corvée. Il entend les stands se monter. Alors il sort. Il n'a pas besoin d'aller très  loin. Aller au bout de la rue. Entrer commander deux paquets de tabac à rouler. Être sur de ne pas manquer. Il rentre chez lui. Il a bien failli ne pas surmonter ces vingt minutes. Il y est arrivé. Il peut être fier de lui.

    Tout le monde va faire la fête et se saouler. Il n’a pas la tête à faire la fête mais il a envie de se saouler.
    Il n'a pas envie de se branler. Visionner un porno, pourrait ponctuer ce moment de solitude ridicule. Cette période de l'année, lui rappelle qu'il est seul et qu'il n'a pas beaucoup avancé. Sa vie est désormais gâchée. Il avance seul. Il n'avance pas seul. Il avance sans elle. Ses perspectives de vacances ne sont pas particulièrement bandantes.
    L'heure de l'apéro approche. Il va pouvoir ouvrir une bière.

    Il fait chaud.

    Il l'imagine à moitié nue. Avec simplement une culotte et un débardeur en train d'aller ouvrir la fenêtre et les volets, pour laisser rentrer la fraicheur. Il regarde ses fesses. Elle ne porte pas de soutien-gorge. Il regarde ses seins sous son t.shirt.

    Il va se coucher. Il fait chaud. Il laisse les fenêtres ouvertes. La musique sur la place à côté de chez lui, réussit à le rattraper. Il ne pourra pas faire abstraction.
    Elle doit danser avec lui. Elle doit être en train de se trémousser. Sur de la musique de merde. C'est pire qu'un mariage. C'est pire qu'à l'anniversaire de son oncle. C'est pire qu'une soirée de beauf, pire qu'une fête de village, un 14 juillet. La playlist : Ces années là de Claude François mais chanté par M Pokora, Un petit David Guetta, la dernière merde à l'auto-tune, et pour finir Matt Houston R&B 2 rue.  Manque plus que les sirènes du port d'Alexandrie. Nous sommes au paradis. Les gens aiment. S’aiment. S'embrassent.
     
    Il ne comprend toujours pas comment ils en sont arrivés là. Tout allait bien. Même pour elle. Il ne comprend pas ce qu'elle a à lui reprocher. Peut-être le sexe.
    Il se baisse pour brancher le ventilateur sur la prise multiple. Il se relève. Et… Le coin de la fenêtre sur la gueule ! Il s’écroule en arrière, en hurlant. Il reste une minute allongé sur le tapis. Il saigne. Il s’est lamentablement ouvert le crâne. Il n’est pas aidé.


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