• JUIN
    Il se lève. Il a un peu mal aux dents ce matin. Heureusement il a rendez-vous chez le dentiste lundi. Cela a commencé hier soir.  Une légère douleur dans la gencive. Il a même renoncé à se couper quelques tranches de saucisson. Il lui manque déjà une molaire en bas à gauche. La douleur se fait ressentir à droite. Il espère qu’il ne va pas en perdre une autre. Il se dirige vers la salle de bain. Il regarde dans le miroir son visage gonflé. Il ressemble à Quasimodo ou à un boxeur, les muscles en moins. Il se fait un bain de bouche.  Quelques gargarismes. Il avait acheté un jour une solution, sans alcool, de couleur rouge, surement bourré de colorant pour se rincer le bec.

    Aujourd’hui c’est le 21 juin. Vendredi. Le premier jour de l'été. Le solstice. Le moment ou le soleil est  le plus haut. Le jour le plus long. Mais c'est surtout Le jour de « La Fête de la Musique ». Il a toujours détesté ce jour. Maintenant c’est pire. Il ne va pas sortir. Il va s'enfermer chez lui. Il a prévu le coup. Vendredi. Il a de quoi tenir le week-end. En mode survivaliste. Il a des vivres. Collapsologue. Il peut attendre la fin du monde dans son appartement. Il a du pain, des pâtes. De l'électricité, du WIFI. Il a fermé  les volets. Il a éteins son téléphone. Il est désormais seul. Personne ne peut le joindre. Il a quelques bières, du fromage, des olives. Personne ne peut le déranger. 

    Solstice (Larousse) :
    •    époque de l'année où le Soleil, dans son mouvement apparent sur l'écliptique, atteint sa plus forte déclinaison boréale ou australe et qui correspond à une durée du jour maximale ou minimale.
    •    Point correspondant de la trajectoire apparente du Soleil sur l'écliptique. (Le passage du Soleil en ces points, le 21 ou le 22 juin et le 21 ou le 22 décembre, marque respectivement le début de l'été et celui de l'hiver dans l'hémisphère Nord. La situation est inverse dans l'hémisphère Sud.)

    Il s'ennuie.  Notre Dame a brûlé le mois dernier. Il allume son laptop. Il regarde Google actu. Personne n'en parle plus. Alors il tape dans le moteur de recherche : « Je m'emmerde ». Il se demande s'il va rencontrer d'autres personne qui comme lui se font un peu chier aujourd'hui. Pour cela, il va sur Facebook, regarder ce que ses amis ont mangé, ce que les autres ont partagé. Il pourrait changer sa photo de profil. Il aurait l'impression de faire quelque chose. Le temps passerait un peu plus vite. Il faut bien remplir cette journée. Pour ne pas se laisser aller, il va se faire un programme d'activité. Il s'assoit dans sa cuisine. Il commence à faire une liste.
    Parfois, quand il s'ennuie, il a envie d'envoyer un SMS à son ex qui est en couple : « Bon week-end mon amour », histoire d'ambiancer leur dimanche après-midi. Il ne l'a pas encore fait. Il ne faut jamais dire jamais.

    Il a quitté son boulot le mois dernier.

    Elle avance. Même si elle n'était plus avec ce mec, elle ne reviendrait pas avec lui.

    Il se lève. Il prend son smartphone. Appareil photo en mode selfie.
    Il a une tronche de con. Des cernes. Une coupe de cheveux de peigne-cul. Il n'est pas rasé. Il ne s'est pas encore lavé. Il ne veut pas poster cette image de lui. Il va commencer par prendre une douche. Puis, il arrosera ces plantes. Il fait chaud. Elles doivent avoir soif.  Il va même en profiter pour rempoter son cactus. Il acheté la semaine dernière de la terre à Brico. Il faut bien s'occuper. Tailler son basilic. Un peu de botanique. Il regarde le ficus dans son salon. Il est en forme. Il a de grandes feuilles vertes. Il le nargue. Lui au moins il va bien. C'est déjà ça.

    Ficus : Cousin du figuier, le ficus est une très belle plante verte par ses grandes feuilles vert brillant. Et s’il fait trop froid dehors pour en faire un arbre d’ombrage dans le jardin, il saura apporter une belle touche de verdure à tous les intérieurs.

    Il n'a pas la télé. Il se serait contenté de Jean-Pierre Foucault. Il voudrait juste que la soirée passe. Ne pas trop réfléchir. Il donnerait du temps de son cerveau disponible aux annonceurs. Il pourrait consommer pendant des heures. Il pourrait acheter n'importe quoi par téléphone comme le fait sa grand-mère. Des compléments alimentaires. Des boites de cassoulet ou de daube de sanglier. Des bouteilles de vin millésimées. Ou n'importe quoi qui pourrait lui donner l'impression de ne pas être resté dans sa cuisine. Debout. A ne rien faire.

    Il n'a pas assez de cigarettes. Il faut qu'il aille chez le buraliste. Il n'a vraiment pas envie de sortir, mais il ne tiendra pas jusqu'à lundi. L'angoisse commence à monter. Il était persuadé d'avoir tout prévu. Il faut faire au plus vite. Se débarrasser de cette corvée. Il entend les stands se monter. Alors il sort. Il n'a pas besoin d'aller très  loin. Aller au bout de la rue. Entrer commander deux paquets de tabac à rouler. Être sur de ne pas manquer. Il rentre chez lui. Il a bien failli ne pas surmonter ces vingt minutes. Il y est arrivé. Il peut être fier de lui.

    Tout le monde va faire la fête et se saouler. Il n’a pas la tête à faire la fête mais il a envie de se saouler.
    Il n'a pas envie de se branler. Visionner un porno, pourrait ponctuer ce moment de solitude ridicule. Cette période de l'année, lui rappelle qu'il est seul et qu'il n'a pas beaucoup avancé. Sa vie est désormais gâchée. Il avance seul. Il n'avance pas seul. Il avance sans elle. Ses perspectives de vacances ne sont pas particulièrement bandantes.
    L'heure de l'apéro approche. Il va pouvoir ouvrir une bière.

    Il fait chaud.

    Il l'imagine à moitié nue. Avec simplement une culotte et un débardeur en train d'aller ouvrir la fenêtre et les volets, pour laisser rentrer la fraicheur. Il regarde ses fesses. Elle ne porte pas de soutien-gorge. Il regarde ses seins sous son t.shirt.

    Il va se coucher. Il fait chaud. Il laisse les fenêtres ouvertes. La musique sur la place à côté de chez lui, réussit à le rattraper. Il ne pourra pas faire abstraction.
    Elle doit danser avec lui. Elle doit être en train de se trémousser. Sur de la musique de merde. C'est pire qu'un mariage. C'est pire qu'à l'anniversaire de son oncle. C'est pire qu'une soirée de beauf, pire qu'une fête de village, un 14 juillet. La playlist : Ces années là de Claude François mais chanté par M Pokora, Un petit David Guetta, la dernière merde à l'auto-tune, et pour finir Matt Houston R&B 2 rue.  Manque plus que les sirènes du port d'Alexandrie. Nous sommes au paradis. Les gens aiment. S’aiment. S'embrassent.
     
    Il ne comprend toujours pas comment ils en sont arrivés là. Tout allait bien. Même pour elle. Il ne comprend pas ce qu'elle a à lui reprocher. Peut-être le sexe.
    Il se baisse pour brancher le ventilateur sur la prise multiple. Il se relève. Et… Le coin de la fenêtre sur la gueule ! Il s’écroule en arrière, en hurlant. Il reste une minute allongé sur le tapis. Il saigne. Il s’est lamentablement ouvert le crâne. Il n’est pas aidé.


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  • JUILLET
    Il se lève. Il est 11H00. Il ya des travaux dans la rue. Une entreprise de bâtiment fait le ravalement de la façade de l’immeuble juste en face de chez lui. De sa cuisine il peut regarder les ouvriers. Mais surtout entendre le son du compresseur qu’ils utilisent pour sabler les murs. Les premiers jours, ils ont monté l’échafaudage. « Il faut que je déménage ».
    Il a habité, il y a longtemps, à côté du conservatoire. Il a du mal à supporter les gamins qui font leurs gammes au piano toute l’après midi. La répétition du même morceau, des mêmes notes, de la même mélodie, peut le rendre fou violent.

    Il ne peut donc pas ouvrir la fenêtre. Il fait 40 degré dehors. Et il est obligé de supporter la canicule enfermé. Il allume le ventilateur. Il le suivra toute la journée.
    40° Celsius la journée. 35 la nuit. Il a regardé le thermomètre hier soir à 4H00 du matin. Il était même étonné. Il passe la journée avec son ventilateur. En slip. Il maudit le réchauffement climatique. Un peu inquiet. Il a pris 3 douches aujourd’hui. Il fonctionne au ralenti.

    Caravanne 4 places/MAQUE STERCKEMAN ,mise e circulation le 19/09/2017
    MODELE : 390 CP COMFORD / ROUE DE SECOURS / PORTES VELOS/AUVENT
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  • AOÛT
    Il passe une semaine chez des amis à la campagne. Il dort dans une petite cabane posée au milieu du terrain. La surface fait à peine plus que son lit. 2 x 2 m. Soit 4 m². En pleine nature. Une grande porte-fenêtre au bout du lit. Quand il s’endort et quand il se réveille il ne voit que le champ autour de lui. Il est bien. Il peut entendre les insectes, les chauves-souris et les hiboux la nuit. Il peut entendre les oiseaux chanter le matin. Il se réveille en regardant ses pieds dans son duvet devant cette étendue d’herbe derrière la vitre. Et il ne peut pas s’empêcher de penser à elle. Quand il s’endort et quand il se réveille.

    Ils ont toujours aimés les trips comme ça. Partir et se retrouver isolés, dans un endroit atypique. Une yourte, une roulotte ou simplement un petit appartement paumé dans les Pyrénées. Sa mère leur avait même offert pour son anniversaire, une smartbox ‘hébergements insolite’, qu’ils n’ont jamais utilisés. Il a toujours la boite dans un tiroir. Il n’a pas envie de l’utiliser. Tout seul ? Avec une autre ? Cela le met mal à l’aise. Personne ne pouvait prévoir. N’en déplaise à certains, il ne s’imagine pas partager ce voyage. C’est gâché.  Mauvais présage.

    Il rêve d’elle toutes les nuits. D’habitude, il ne se souvient pas de ces rêves. Mais en ce moment, il y a quelque chose de persistant.

    Soit tout est normal. Ils sont ensemble. Cela n’a pas d’incidence sur l’histoire. Rien n’a changé. Ils sont ensemble. C’est tout. Rien d’anormal.

    Soit ils se retrouvent. Il rêve qu’ils se croisent dans un couloir. Ils commencent à discuter. Et il arrive enfin à lui dire. Elle est belle. Il lui a dit 100 fois. Il lui a dit 1000 fois. Ça a perdu de son sens. Il l’aime. Il n’a jamais connu ça. Il n’a peut être jamais été amoureux avant. Enfin pas comme ça. Enfin différemment. Il perd ses mots. Mais il arrive à lui dire qu’elle lui manque. Il pense à elle 10 fois par jours. 100 fois par jours. Dès qu’il a un moment seul. Et étant au chômage, il a des moments seul. Il aurait voulu l’épouser. Une fois il s’est mis à genou. Ils ont tout pour être heureux. Il lui dit tout ce qu’il a sur le cœur. Elle le regarde. Et sans un mot. Elle l’embrasse. Puis ils s’enfuient dans ce couloir. On leurs tirent dessus. Ils arrivent à s’échapper en passant par une trappe étroite. Poursuivis pour des espions russes. (C’est un rêve)

    Et chaque matin il se réveille avec l’impression que tout cela est irréel. Qu’elle est avec lui. Dans son lit. Et il se lève pour retrouver ses amis, autour d’un café. Tout le monde est bientôt prêt pour aller se baigner.

    Il a craqué pendant le séjour. Il a pris en photo sa chambre avec son téléphone. Il lui a envoyé via WhatsApp, en commentant : « J’aimerai tellement être avec toi… »

    « Pensez au contraste attristant qui existe entre l'intelligence rayonnante d'un enfant bien portant et la faiblesse mentale d'un adulte moyen. » (L'avenir d'une illusion (1927) de Sigmund Freud)

    « Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons, jamais plus irrémédiablement malheureux que si nous avons perdu la personne aimée et son amour. » (Malaise dans la civilisation (1930) de Sigmund Freud)

    « Qui naît mélancolique tête la tristesse en tout évènement. » (Lettre, à Stefan Zweig de Sigmund Freud)

    Une femme qui pense que la vie est belle. C’est une conne !
    C’est pour ça qu’il aime les filles dépressives.
    En fait, dans sa tête elle était la belle et lui la bête. Mais en vérité la belle ne tombe pas amoureuse du monstre.


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  • SEPTEMBRE
    Il y a une fête ce soir. Il a prévu d’y aller.
    Il est un peu en vrac. Il a quand même un picoler hier. Il est treize heures. Il est tard. La journée devrait passer assez vite jusqu’à ce soir. Il n‘a presque rien mangé la veille. Son estomac le lui rappelle. Alors que le café, lui serre les intestins, il se décide à se faire cuire un œuf. Et il se met à table.

    Il y a une fête ce soir. Il va y aller.
    Il prend une douche. Il est toujours un peu en vrac. Il met une chemise pour paraître plus présentable.

    Il y a une fête ce soir. Il n’y est pas allé.
    Trop de monde. Trop de monde qu’il ne connaît pas. Il ne sent pas d’être sociable.

    Elle l’a quitté, il y a deux ans. Un soir, il est rentré. Ils avaient pris l’habitude de boire un verre certains soirs en semaine. After work. Histoire de se détendre. Une bière en entrainant une autre ils terminaient souvent un peu pèté. Cette fois, après avoir terminé la première bouteille de blanc. Un petit vin cultivé en biodynamie. Mis en bouteille au domaine. Sans sulfite évidement. Château Lacoste dans le Luberon. Elle a simplement dit : « Je crois que je voudrais qu’on se sépare ».

    « Ok ?!! Pourquoi ? C’est un peu soudain.
    - Je ne sais pas…
    - On ne construit pas assez ?
    - Non.
    - Je ne te satisfais pas sexuellement ?
    - Arêtes.
    - J’ai fait quelque chose ? J’ai dit quelque chose ?
    - Non.
    - Simplement tu n’es plus amoureuse ?
    - Oui c’est ça.
    - Ok.
    -… »

    Ils étaient assis dans le séjour. Il s’est levé pour aller dans la cuisine. Il s’est dirigé vers le réfrigérateur. Il s’est retourné.

    «  Tu as rencontré quelqu’un ?
    - …
    - Tu as rencontré quelqu’un. »

    Il a ouvert une seconde bouteille. Puis ils sont allés se coucher. Le week-end s’est déroulé presque normalement. La semaine suivante, il s’est mis à la recherche d’un appartement.

    Il pense à cette fête. Il imagine les gens en train de danser. Il aurait peut être pu draguer. Il faut rêver. Avant, Il aurait dit : « je travaille dans une association culturelle » alors que depuis deux ans il dit « je profite de mon chômage ». Hypocrite. Elle sera peut-être là. Il serait peut-être rentré avec elle. Il lui aurait dit : « Tu es retombé amoureuse de moi ? » Elle aurait répondu (en rigolant gentiment) : « Non… ». Il faut rêver. Il serait surement rentré saoul. Il serait sûrement rentré seul. Il se serait sûrement fait chier. Il n’aurait sûrement rencontré personne. Il faut rêver. Comme ça il n’aura pas de regrets.

    En plus il n’a pas envie de retourner dans cet appartement. La dernière soirée qu’il y a passé. C’était peu de temps avant leur séparation. Il se souvient exactement de ce qu’elle portait. Elle s’était habillé avec jean gris, sa paire de Doc Martens et un t-shirt orange avec un éclair sérigraphié. Il était parti plus tôt. Elle était restée. Elle n’était pas rentrée. Elle avait découchée. Ils s’étaient retrouvés le lendemain matin pour le petit déjeuner. Elle a mentie. Sur le moment il n’a rien senti. Mais maintenant il le sait.

    Il savait qu’il regretterait. Il savait qu’il s’en voudrait de ne pas y avoir été. Pourtant il est resté chez lui. Il n’est pas sorti. Ce n’est pas comme ça qu’il va s’échapper du cercle vicieux (ou vertueux) dans lequel il est entré.

    « Qu’est ce que je pourrais dire ? Qu’à pas encore été dit ? Rien d’inédit. A part que… »

    « Mais tout ça tu le sais déjà. Je n’ai rien à te dire de plus. Je ne sais pas ce que je pourrais faire de plus. J’ai l’impression d’avoir tout essayer. »

    Assis dans sa cuisine,
    Il boit une bière. Il se demande s’il devrait en ouvrir une autre ou aller se branler. Il sait bien que quand il est  trop bourré la masturbation est moins intéressante. Il jouit moins. Le dilemme de sa soirée. Aller se branler ou continuer à boire.
    Il pense à elle. Il n’a plus envie. Alors il choisit l’option picoler / aller se coucher.
    Quand ils étaient ensemble, il n’avait pas ces questions à se poser.

    Il aimerait être avec elle.
    En fait il n’arrive pas à imaginer qu’elle est avec quelqu'un d'autre. Il n'arrive pas imaginer qu’ils partent en AirBnb dans les Alpes ou dans le Luberon ou ailleurs. Il ne peut pas les imaginer en train de dormir dans un champ et de baiser dans la voiture. De partir en week-end pour voir ses amis ou sa famille n'importe où au milieu de la France. Il ne peut pas l'imaginer dormir à côté de lui dans le TGV qui mène à Paris, à Bordeaux ou ailleurs. Mais il faut qu’il se fasse à l'idée, elle vit désormais une autre histoire. Il ne les imagine pas en société, avec leurs amis, ou dans un vernissage ou dans un taudis. Il ne les imagine pas au resto. Il ne les imagine pas en vacances. Il ne les imagine pas... en couple. Il ne veut pas. Il n’arrive pas à l’imaginer elle, lui demandant de courir dans la rue, la nuit, juste parce qu’elle a envie de courir. Il ne l'imagine pas lui, lui proposer sa veste parce qu’elle a froid. Il ne les imagine pas tous les deux aux urgences parce que son doigt (ou son genou) s'est infecté et qu'il va peut-être falloir opérer.

    Maintenant elle vit une autre relation. Et il n'y a pas de solution.


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  • OCTOBRE
    Il a regardé un film d’Hitchcock, dimanche soir, sur Arte. L'Inconnu du Nord-Express. Le crime parfait. Il a parfois eu envie de les tuer. Depuis eux ans, il a eu le temps d’échafauder son plan. Il a regardé suffisamment de films thriller et de séries policières, pour ne pas se faire avoir. Il a plusieurs idées. Le poison, c’est pour les faibles. La bombe c’est pour les fous. Au pire cela passera pour un crime passionnel. S’il la tue, il faut qu’il le tue. Sinon, le chef d’œuvre ne sera pas accompli. Il l’aime trop pour pouvoir lui faire du mal. Il l’aime trop pour pouvoir y penser. C’est bien ça le problème. Lui, il n’aurait pas trop de soucis pour en venir à bout. Le schéma n’est pas aussi idéal. Il faut qu’il réfléchisse. C’est un peu plus compliqué.
    Il faudra mentir. A sa famille, à ses meilleurs copains, aux juges ainsi qu’aux avocats. Il est prêt. Il sera le seul à connaître la vérité.
    Il pourrait

    Elle pourrait ressembler à Sharon Tate ;


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