• Il faut que je te laisse. Il faut que je m’en aille.
    Cela devient trop compliqué.
    Avant que cela ne devienne une histoire stressée.
    Avant de dire : « Aïe ! ».
    Pourtant je ne suis pas pressé.
    Je n’ai pas d’impératif immédiat.
    Pas de rendez vous.
    Je ne serais pas en retard.
    Je ne veux pas rentrer dans le débat.
    Je préfère rentrer chez moi.
    Tu vas surement penser que je m’en fous.
    Je suis désolé. Mais il est trop tard.
    Je ne suis pas encore sur la ligne de départ.
    Le dernier métro va partir.
    J’ai connu bien pire.
    Tant pis.
    Comme marcher avec toi et sous la pluie.


    J’ai encore 2-3 trucs à te dire.
    Alors j’ai du mal à partir.
    Je voudrais que tu me demande de rester.
    Juste encore une fois.
    Je sais bien que c’est une erreur.
    Je voudrais rester encore une heure.
    Je tiens le bonheur du bout des doigts.
    Laisse-moi l’attraper.
    Laisse-moi décrocher une lune pour toi.
    Je dois partir.
    Ma fusée s’apprête à décoller et je ne veux pas la rater.
    Il faut passer à autre chose.
    Nous ne sommes pas dans Armagedon.
    Je suis con.
    Je ne suis pas Ben Affleck et tu n’es pas Liv Tyler.
    Ni Jennifer Garner.
    Tu ne m’attendras pas à mon retour.
    Même par amour.
    J’aurais aimé t’embrasser en écoutant Aerosmith. Mais nous n’avons pas les mêmes goûts.
    Pas du tout.
    Regarder la neige tomber.
    Un matin d’octobre.
    J’aurais préféré être sobre.
    Mais je ne sais piloter que bourré.
    Je ne suis pas raisonnable.
    Je suis un incapable.
    Je ne suis pas sûr d’être capable de sauver la planète.
    C’est bête.

    Partir ?
    Mais partir où ?
    Je n’ai plus de sous.
    J’ai plutôt envie de vomir.
    J’ai peur, j’angoisse, il faut que je respire.
    Je n’ai jamais aimé courir.
    Je suis resté trop longtemps.
    Assis sur le banc.
    À regarder les autres faire des tours.
    J’essaye de ne pas regarder.
    Mais je ne suis pas sourd.
    J’essaye de ne pas aimer.
    Car je me sens trop lourd.
    Je voudrais décoller.
    Être le premier.
    Trop loin de ligne d’arrivée.
    Je n’ai pas encore commencé.


    Je voudrais partir en voyage.
    Loin.
    Je voudrais sortir de cette cage.
    Que j’ai créée avec mes mains.
    Traverser le paradis.
    Je voudrais rencontrer les Saints.
    Même si je n’y ai jamais cru.
    Athée.
    J’ai toujours préféré la vie.
    J’ai toujours préféré la nuit.
    J’ai toujours préféré la pluie.
    J’ai toujours préféré les blagues de cul.
    J’ai toujours préféré regarder ta chute de reins.
    J’ai toujours préféré regarder tes seins.
    J’ai toujours préféré… RIEN
    Alors je continue à marcher.
    Sans vraiment savoir où je vais.
    Je n’arrive pas à partir.
    C’est pas facile de se dire adieu.
    Sans jamais penser à demain.
    Je suis peut-être encore amoureux.
    Comme dans une chanson de Joe Dassin.
    Au revoir, salut et à bientôt.
    Je dois me lever tôt.
    De toute manière je ne trouverais pas les mots.
    Je ne trouverais pas la sortie.
    Dans ce labyrinthe que je me suis construit.


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  • Je veux prendre ce qu’il y a de bon à prendre.
    Je ne veux pas m’encombrer du reste.
    S’il n’ y a rien.
    Alors tant pis.

    Je veux rendre ce que je ne peux pas vendre.
    Je ne veux pas partir à l’est ni à l’ouest.
    Alors viens !
    Il est déjà presque midi.

    Je vais descendre car je ne veux plus attendre.
    Ceci n’est pas un test.
    Prends le mien.
    Je n’en ai plus besoin, c’est fini.

    Je suis un tendre tout juste bon à pendre.
    Comme le choléra, comme la peste.
    Comme la syphilis, comme un virus sans vaccin.
    Ou comme une autre maladie.

    Je suis un pied tendre qui ne veux plus apprendre.
    Perdu au milieu du Far West.
    Je ne suis pas ce pauvre cowboy solitaire américain.
    Ni ce bandit.

    Je m’éloigne et je ne peux plus entendre
    Ce jour funeste.
    Je m’en souviens.
    Pourtant je préfère l’oubli.

    Je voudrais me détendre et entreprendre.
    Niquer le monde et penser : « I am the best »
    Dénouer les liens.
    Et me détacher de l’ennui.

    Je ne suis pas le parfait gendre.
    Mais s’il te plaît reste.
    Encore un peu. Simplement jusque demain.
    On a qu’une vie ou peut être qu’une nuit.



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  • Qu’est-ce que je pourrais écrire à 37 ans ?
    Je voudrai éviter les thèmes adolescents
    Je voudrais plancher sur mon premier roman
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !

    Je voudrais t’expliquer mon plan en 2 temps 3 mouvements
    Même si je suis un peu lent. Même si je ne prends pas les devants
    Même si je suis un peu gland. Même si je suis trop grand pour parler en verlan
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !

    J’ai pas encore beaucoup avancé
    Sur la ligne de départ je suis encore loin de la ligne d’arrivée
    J’aime pas beaucoup le changement. Même quand je pars gagnant
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !

    J’ai calé, impossible de réparer. Il ne me reste qu’à continuer à pied
    On aurait dû parier. On n’aurait pas dû m’écouter. Je suis séché. J’ai plus d’idée.
    Vidé devant cette feuille de papier blanc
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !

    --

    Je vais vous raconter une belle histoire
    Avec un happy end, un truc qui donne envie d’y croire
    Je rentre dedans avec un courage déterminant
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !

    Avec mes supers pouvoirs je détiens le savoir
    Je suis le gentil, l’ami que tout le monde voudrait avoir
    Je n’appartiens à aucune équipe, aucun regroupement
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !

    Je ne fais pas parti du 5 majeurs
    Trop souvent sur le banc, j’attends mon heure
    Quand je rentrerai sur le terrain ça sera hallucinant
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !

    Je vais tout déchirer quand personne ne sera prêt
    Je vais vous faire vibrer, Je vais vous faire kiffer, je vais vous faire crier
    « C’est ce qu’elle disait » , quand tout sera terminé et c’est pas évident
    Attends ! Attends ! Après ça devient dément !


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  • Je suis un as du bricolage / Le roi de la perceuse / Même si je ne suis pas là / Je peux peut-être chanter une berceuse / Je visse et je dévisse / Surtout je dévisse / Bourré de vices / Bourré à l’anis /Je suis collé au planché, que je n’ai pas réussi à re-vitrifier / J’aurais dû poncer / Je n’y ai même pas pensé / J’arrive plus à avancer / J’suis cloué / Et j’observe le parquet de près / Je ne suis pas encore prêt / On verra après / Comment se présente l’avenir / Reste encore 2 ou 3 truc à vernir / Et je pense que cela pourrait être pire / Je suis allé à Leroy Merlin dimanche /  Comme un magicien / Je voulais tout effacer à grands coups de rouleau et de peinture blanche / Je suis au bout du rouleau / Putain je flanche / Je m’y suis pris comme un manche / Ma vie ressemble à un matin sans joint / Le lavabo fuit / Le reste suit / Je m’ennuie / Comme si je buvais de la Tourtel / Toute la nuit / Une torture / J’ai toujours pas arrangé la toiture ni la voiture / Donc difficile de se déplacer / J’ai bien essayer de me placer / Le sang glacé / Je sens que tu es agacée / J’ai pas encore réparer l’évier / Depuis que j’ai dégueulé / Il est bouché / Je sais que tu vas gueuler / Ca fait une grosse semaine que je dois m’en occuper / Mais j’ai eu une grosse semaine / A la tienne ! / Promis / Après ce verre je commence à attaquer le siphon / C’est con / Mais je n’ai pas les bons outils / Non / Oui / Et puis il est trop tôt / Un peu marteau / Je suis fou depuis que j’étudie comme un érudit le catalogue De VPC de Casto / Je me sens costaud / Plus alcoolo que bricolo / Je suis pas un rigolo / Plutôt un picolo / Bienvenu dans le quartier des Rigollots / Je voudrais enchainer les punchline comme un pistolet à clous automatique / Clack ! Clack ! Clack ! / Tout est fixé / Définitif / A la Patex / Je représente le collectif Dardex / Parles en à ton ex / Je suis doux comme du papier de verre / Quand j’embrasse je pique / Je vais reprendre un dernier verre / Une dernière bière / Encore une heure après je deviens pathétique / Même de bonne humeur je suis comme une tic / J’ai plus de fric et ma thématique s’estompe / C’est mathématique / Je me trompe / je retombe de façon systématique dans des problématiques / Avec plein de rimes en « -ic ». Comme le hoquet / Mais là ça devient carrément merdique / …


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  • Ma sex-friend
    J'aime croquer ses petites fesses de rats. Comme on croque dans un pain au chocolat.
    J'aime aussi ses petits seins. Même s'ils sont petits. Je les aime bien. Et pourtant j'aime rien. Je ne sais pas si je t'aime toi. J'ai le droit. J'ai pas envie d'avoir une petite amie.
    Ce que j'aime chez elle ? Elle est belle et je ne lui demande pas de faire la vaisselle. Je suis pas obligé de lui envoyé d'email. Pas besoin de donner de nouvelles. Mais je peux lui rouler des pelles. Rien à justifier. Je ne suis pas son justicier. Je ne suis pas son superhéro. Elle n'est pas ma Juliette et je ne suis pas son Romeo. J'espère quand même qu'elle me trouve beau. Mais pas trop. Je ne suis pas un salop. C'est pas simple de trouver les mots.

    Ma sex-friend
    Je la vois un peu plus d'une fois par mois. Mais pas besoin d'engagement. Pas besoin de lois, pour la voir un peu plus qu'une fois par an. Je sais pas ce que je veux. Je suis pas amoureux. Je suis pas vieux. J'ai encore le temps pour trouver mieux.
    "Arète ! N'essuie pas le coin de ma bouche avec ta serviette. Quand il reste de la sauce ou une miette. Laisse moi finir mon assiette."
    Pas besoin de tatouer son nom. Ni celui de nos enfants. Je peux simplement dessiner un rond pour marquer ce moment.
    Dans les films américain. Ils finissent toujours amoureux. J'y crois pas vraiment. Mais on verra bien où cela m'emmène. J'aime quand ça finit bien, à la fin. Ca pourrait être mieux. Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. Et j'ai vraiment pas la haine.

    Ma sex-friend
    Y'a pas de dimanche, que des samedis soir. Comme ça, j'en ai jamais marre. Comme niquer sa femme toujours dans le noir. A chaque fois c'est un nouveau départ.
    C'est comme une meilleure amie. Mais je la baise. Pas de soucis, juste de l'envie. Pas de malchance, pas de chiffre 13. Pas de chat noir. Pas d'échelle. J'suis pas superstitieux, ça porte malheur. Elle set belle, mais elle n'est pas à l'heure. Elle est encore en retard. On pourrait l'écrire meilleur, comme dans une chanson de Brel. Ma grammaire fait peur. Mais je parle réel. En échec scolaire, mes mots ne viennent pas du coeur. Je suis un homme, je ne pense pas qu'avec ma tête. Avec elle pas besoin de baratiner, c'est pas toujours la fête. Pas besoin d'être différent, pas besoin de faire la starlette. Je peux simplement être ce gamin de seize ans. Syndrôme de Peter Pan. Maintenant je suis grand. "Tu veux pas sortir avec moi ? Juste deux semaines en attendant. Je t'embrasse avec la langue et tu rentres chez toi. Et demain, on ne se parle pas en cours. Je veux bien te tenir la main. C'est pas de l'amour, juste l'histoire d'un collègien."

    J'ai passé l'age de ces conneries. Je l'ai pourtant écrit sur ma "Murtaugh list". Je suis surement trop sage ou trop petit ou peut être juste un peu trop triste.


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