Publié le 28 Février 2018

Pour tous les joints de tcherno que j’ai fumé, je fais tourner celui-ci
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour tous les amis que j'avais - mon passé me manque et me tue
Mais pour tous les autres, bande de connards, embrassez mon cul

Pour tout ce que j’ai bu, tout ce que j’ai pris
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour toutes les fois où je me remémore certains souvenirs - Mon passé me manque et me tue
Mais j'en ai toujours rien à foutre, vous pouvez tous embrasser mon cul

Je voudrais juste expliquer
Raconter un peu ce qui s’est passé
Je vais pas m’épancher, je vais pas m’étaler
Maintenant j’en ai plus rien à branler
Les années passées en banlieue
La vie avec ma mère à Nogent / Le Perreux
Je suis un peu flippé, un peu nerveux
A cette époque, j’aspirai à mieux, c’est toujours mieux quand on est deux
Le collège, la timidité, le manque de confiance en soi
Les filles, qui ne voulaient pas sortir avec moi
Les jeux et les paris qui dévastaient mes joies
Quand j’aurais pu toucher le bonheur du bout des doigts
Mais c’est comme ça l’ennui, tout ce que je touche je le détruits
Des nuits, des journées à remettre en cause ce que je suis
Le lycée c’est attendre la fin ou attendre ce qui suit
Attendre mais surtout ne pas faire trop de bruit

Pour tous les joints de tcherno que j’ai fumé, je fais tourner celui-ci
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour tous les amis que j'avais - mon passé me manque et me tue
Mais pour tous les autres, bande de connards, embrassez mon cul

Pour tout ce que j’ai bu, tout ce que j’ai pris
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour toutes les fois où je me remémore certains souvenirs - Mon passé me manque et me tue
Mais j'en ai toujours rien à foutre, vous pouvez tous embrasser mon cul

Désormais nihiliste, un peu fataliste
Rien ne m’atteins, je ne suis même plus triste
J’aurais pu écrire tout ce dont j’ai envie sur une liste
Mais je préfère l’ego et décrire ma vie d’artiste
Raté, ma position est un peu bancale
Tout ça c’est surtout banal, pas vraiment morale
Je râle, je m’étale, je m’affale
Malade, je m’en fous si tu me trouve pâle
Tu ne t’es pas posé cette question
Quand tu es parti avec l’autre con
Même si maintenant je tourne en rond
Je suis passé de la construction à la démolition
La politique ne m’intéresse pas
Les gens qui souffre ne me touche pas… à part moi
Égoïste, un peu maladroit
Je ne vais pas attendre que l’existence soit sympa

Pour tous les joints de tcherno que j’ai fumé, je fais tourner celui-ci
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour tous les amis que j'avais - mon passé me manque et me tue
Mais pour tous les autres, bande de connards, embrassez mon cul

Pour tout ce que j’ai bu, tout ce que j’ai pris
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour toutes les fois où je me remémore certains souvenirs - Mon passé me manque et me tue
Mais j'en ai toujours rien à foutre, vous pouvez tous embrasser mon cul

Mon futur, un peu solitaire, un peu amer
Quand d’autres ne s’interroge pas sur l’avenir de la planète Terre
Qu’ils crèvent, je vous déteste, je suis sévère
Mais c’est clair, j’ai rangé l’amitié, la bonté, la charité dans mes affaires
On pourra toujours discuté même si j’ai choisi mon camp
Je ne dois rien à personne, laissez moi avec ce sentiment
Je ne veux plus souffrir comme une rage de dent
Je ne veux pas d’enfants, je ne veux pas changer mes plans
Leur dire que la vie est une chienne
Quand tout va pour le mieux elle apporte la haine
Avec une légère envie de se trancher les veines
Le paradis n’existe que pour les reines
Je ne vais pas en faire une histoire
Car je veux laisser les heureux y croire
Pendant que les autres m’apporteront à boire.
S’il vous plaît, laissez-moi tranquille… juste ce soir 

Pour tous les joints de tcherno que j’ai fumé, je fais tourner celui-ci
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour tous les amis que j'avais - mon passé me manque et me tue
Mais pour tous les autres, bande de connards, embrassez mon cul

Pour tout ce que j’ai bu, tout ce que j’ai pris
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour toutes les fois où je me remémore certains souvenirs - Mon passé me manque et me tue
Mais j'en ai toujours rien à foutre, vous pouvez tous embrasser mon cul

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Rédigé par supersly

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Publié le 21 Février 2018

Je voulais faire une dédicace à mon quartier. Un texte qui parle de la ville où je suis né, celles où j’ai habité, plus tard, j'écrirai sur celle dans laquelle j’ai fait mon lycée. Les endroits chers à mon enfance. Nogent s/ marne, 94 Val de Marne, France.
Le Perreux ? Entre les deux villes, il y a le pont bleu.
J’y repense avec la nostalgie de l’adolescence.
Rue de Pont Noyelles, rue des clamarts, rue de plaisance, rue lequesnes et le boulevard Galieni.
Je connais ces rues depuis l’école maternelle. C’est un peu ma ligne de départ. Le commencement de cette errance. Les bords de marne et le bois de Vincennes. La cloche a sonné c’est l’heure de la sortie. Les cow-boys et les indiens. Les mousquetaires. Les jeux de gamins. La vie avec ma mère. Puis l’école primaire. Rue Paul Bert.
Le collège Watteau. Juste en face de la Cité Rouge et pas très loin de la Cité Blanche, Rue Théodore Honoré. Les matinées au marché. Les après-midis au Parc Watteau. Beaucoup de lieux à Nogent s’appellent Watteau.

Antoine Watteau
Jean-Antoine Watteau, plus connu sous le nom d’Antoine Watteau, né à Valenciennes le 10 octobre 1684 et mort à Nogent-sur-Marne le 18 juillet 1721, est un peintre français.
Il est un des créateurs représentants du mouvement rocaille. Inspiré par la commedia dell'arte, il aime représenter le théâtre dans ses tableaux, que ce soit à travers les rideaux lourds ou les thèmes. Malgré une carrière brève d'une quinzaine d'années, il a connu le succès de son vivant et a laissé une œuvre considérable, des milliers de dessins et plus de deux cents tableaux que les princes d'Europe et les collectionneurs privés s'arrachaient. Ses peintures les plus célèbres sont un Pierrot (anciennement intitulé Gilles) et ses deux Pèlerinages à l'île de Cythère.
Une des principales sources de renseignements sur sa vie est la biographie rédigée par son ami le comte de Caylus. (Source Wikipédia)

Les après-midis sur l’herbe, à fumer des cigarettes. Sécher les cours, plutôt que d’attendre que tout s’arête. Je ne suis pas bête. On apprend plus sur les pelouses qu’en essayant de réciter ses récitations par cœur de tête.
La fête du petit vin blanc (qu’on boit sous les tonnelles). Événement ridicule mais bien réel. Le défilé de majorettes. Sans commentaires. Revivre l’époque des guinguettes. En 1993, il y avait peut-être mieux à faire.

Le petit vin blanc (Paroles: J. Fréjac - Musique: Borel Clerc (1943) - Interprète: Fernand Gignac)

Ah ! le petit vin blanc
Qu'on boit sous les tonnelles
Quand les filles sont belles
Du coté de Nogent
Et puis de temps en temps
Un air de vieille romance
Semble donner la cadence
Pour fauter, pour fauter
Dans les bois, dans les prés
Du côté, du côté de Nogent

Voici le printemps
La douceur du temps
Nous fait des avances
Partez mes enfants
Vous avez vingt ans
Partez en vacances
Vous verrez agiles
Sur l'onde tranquille
Les barques dociles
Au bras des amants
De fraîches guinguettes
Des filles bien faites
Les frites sont prêtes
Et y'a du vin blanc.

La fête foraine en face du Monoprix. Sur le parvis de la mairie. Tous les ans pendant la période de Noël.  Les jeux-vidéos d’arcade, Final Fight, Double Dragon, R-type et autres courses de voitures virtuelles. Auto tamponneuses pour draguer les filles des autres collèges. Ces aprèm' affreuses, qu’on préfère qu’elles s’abrègent. J’ai jamais aimé tout ce qui roule ou qui a un volant. Ces moments étaient donc plutôt désagréables, quand on essaye de plaire et qu’on a treize ans.

Le Pavillon Baltard. Un peu d’histoire.
Au milieu du XIXè siècle l’Empereur Napoléon III n’aime pas le lourd pavillon de pierre que l’architecte Victor BALTARD a conçu pour les premières Halles de Paris et que les Parisiens surnomment déjà « Le Fort des Halles ». Baltard imagine alors de nouveaux bâtiments, utilisant le fer, la fonte et le verre, dans un esprit résolument novateur. Le projet, moderne et audacieux, enthousiasme l’Empereur et les Halles de Paris vont susciter l’admiration générale. Selon Effel, Baltard ouvre Paris au XXème siècle, Verlaine parle des dentelles de Vulcain… Devenue rapidement célèbre, cette architecture sera maintes fois copiée.
Cet ensemble de dix pavillons abritait entre autres, des maraîchers, poissonniers, bouchers … Il a été réalisé entre 1852 et 1870 par l’architecte qui meurt en 1874, quatre ans après que le dixième pavillon ait été érigé.
Mais en 1972, le marché parisien doit s’agrandir, et il quitte ces pavillons que les pouvoirs publics décident de détruire, provoquant de vives contestations. C’est ainsi que le Pavillon n°8, qui hébergeait le marché des œufs et de la volaille, fût conservé afin de sauvegarder un témoignage unique de la première architecture métallique.
Nogent-sur-Marne, aux portes de la capitale, sera choisie pour sa réinstallation. Le 6 Janvier 1976 la première colonne de fonte du Pavillon Baltard sera posée sur le site de Beauté, là où avait été construit autrefois le château de Charles V. Il sera classé Monument Historique en 1982. (Source : https://www.pavillonbaltard.fr)

Les mercredis à Rosny 2. Centre commercial avec un cinéma (car le Royal Palace est resté fermé pendant longtemps). Il nous en fallait peu pour être heureux. On regardait simplement les nanas. Sans leur parler. Sans rien acheter. Mais c’était bien. La gare de Rosny Bois Perrier c’est pas loin. Juste deux stations en train.

Les parties de basket au stade sous la lune. L’époque Mickael Jordan. J’ai perdu le match… sans rancune. Je ne me prenais pas pour Superman.
Les cours de dessin rue du port.
Les leçons de piano à la Maison de Jeunes et de la Culture.
Les premiers joints au Fort.
Le Délire Squat Possee dans la maison abandonnée. On avait l’impression d’être des durs. On était juste des enfants un peu bornés.

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Rédigé par supersly

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Publié le 20 Février 2018

Je n’ai plus confiance.
Je n’ai plus confiance en personne.
Je n’ai même plus confiance en moi.

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Rédigé par supersly

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Publié le 19 Février 2018

Supersly a perdu ses super-pouvoirs.
Et tout espoir de victoire.
Alors il nargue les chauves avec ses cheveux.
Il ne reste plus que ça pour le rendre heureux.

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Rédigé par supersly

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Publié le 19 Février 2018

Je crois que j’ai perdu la bataille. Il faut que je m’en aille.
Comme un général face à ses soldats, je dois abdiquer. Battre en retraite et me retirer. J’ai perdu. Je suis vaincu.
Je voulais la conquérir. Mais elle est indépendante. Je l’avais oublié. Je dois le dire, je suis sur la mauvaise pente. Je n’ai pas réussi à le tuer. Je ne suis pas maître de ses choix. Je n’ai pas le droit. J’ai essayé de combattre. De rester debout. Dans cet univers noirâtre, je suis un doux. J’ai essayé de ne pas pleurer. De ne pas montrer mes faiblesses. De ne pas montrer mes secrets, ni ma tristesse. J’ai essayé de lui faire peur. J’ai essayé de ne pas lui montrer que j’avais peur. Je ne suis pas fier car je n’ai pas gagné cette guerre. Une de perdue… Mais là c’est fichu. C’est trop dur. Une torture. Alors je rends les armes. Avant de faire couler tes larmes. Il est plus fort que moi. Après ce siège, je n’ai plus qu’à me livrer et rentrer chez moi. J’espère qu’il ne va pas t’exhiber comme un trophée. Comme pour me narguer de n’avoir pas su te garder.

Je crois que j’ai perdu le combat. Encore une fois. Je ne suis pas Rocky Balboa.
Comme un boxeur sur le ring. Je vais rester allongé et attendre que la cloche sonne « Ding ! ».
Je voulais la victoire. K.O. Technique. Le cerveau en compote, le cœur aussi. Je sais tout ce que cela implique. Je voulais jouer la faute, mais je n’ai pas réussi. Je voulais que tu cries mon nom dans le public. Mais cet uppercut de trop ma cloué au sol. Je ne vais pas me relever. En tout cas, pas cette fois. Coup critique. Je ne suis pas une pute. Je ne suis pas une folle. Je ne suis plus celui que tu as aimé. En tout cas, pas cette fois. Tu ne me trouvais pas beau dans mon short rouge et blanc ? Dans ce peignoir avec mon nom en lettre dorée dans le dos ? Je vais rejoindre les perdants. Je sais que tu ne désires plus ces abdominaux. J’aurais dû être plus rapide. J’aurais dû être plus avide. Je ne suis ni Mike Tyson ni Casius Clay. Je sais que ce n’est plus le corps que tu aimais. J’espère que tu regarderas le prochain match en direct. Je sais que ce sport te débecte. Mais regarde-moi encore une fois. Je ne resterai pas longtemps droit.

Je crois que j’ai perdu la partie. C’est fini.
Comme un professionnel du poker à Las Vegas. Je vais laisser ma place.
Je suis bon joueur je me couche. Je donne tous mes jetons. Juste pour t’embrasser sur la bouche. C’est trop long. Le tour est devenu interminable. Je ne vais pas le faire rimer avec « minable ». Je rends mes cartes. Je n’ai en main qu’une paire de 2. Autant reconnaître sa défaite. Je ne me sens pas de bluffer. Je vais attendre que tu partes. Je ne suis pas bon à ce jeu. Il faut que je m’arrête. Je préfère la vérité. Je ne sais pas mentir. Me faire plus beau que je ne le suis. Me cacher derrière mes lunettes de soleil. Cela ne peut plus suffire à te séduire. Je suis surement moins beau que lui. Même si tu dis : « C’est pas pareil ! ». Je n’ai pas de quinte ou de carré. Avant de commencer, j’avais déjà abandonné. J’aurais voulu gagner plein d’argent. T’emmener en voyage. Te combler de cadeaux. Te faire vivre tes rêves d’enfant. Mais je dois tourner la page. Je n’ai plus le Mojo. Je n’ai pas de chance aujourd’hui. Peut-être demain. Tu seras partie avec lui. Tu seras loin.

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Rédigé par supersly

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Publié le 19 Février 2018

Tu vas arrêter de pleurnicher.
Tu vas arrêter de squatter l’amitié.

Tu vas arrêter de taxer des baisers.
Tu vas arrêter de gratter.

Tu n’as pas besoin d’affection.
Tu ne vas pas te jeter d’un pont.
Tu vas arrêter de tourner en rond.
Tu vas simplement monter le son.

Pour ne plus rien entendre. Pour ne plus rien attendre.
Tu ne vas pas te pendre.
Elle n’est pas à prendre. Tu vas rendre.
Tu aurais du l’apprendre.

Tu ne vas plus à l’école.
Tu devrais connaître ça par cœur comme le solfège, comme la clé de sol.
Tu ne vas pas t’intoxiquer avec du pétrole.
Tu vas simplement encore rester en heure de colle.

Tu te plains encore une fois, tu aurais aimé écrire que ça va.
« Et les gens se serait dit : Tiens pour une fois qu’il chiale pas sa mère celui là ! »
Tu ne va pas t’enfiler la boite de Temesta.
Tu vas draguer la première fille qui passe devant toi.

Tu as tout donné. Tu ne feras pas mieux que ce qui est arrivé.
Tu ne va s pas te taillader.
Tu as des regrets. Tu es blasé, tu es navré.
Mais ça va passer.

Il ne faut pas que tu l’appelles.
Il faut que tu arêtes de penser à elle.
Tu ne vas pas te tirer une balle et étaler ta cervelle.
C’est terminé, même si tu la trouvais belle.

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Rédigé par supersly

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Publié le 18 Février 2018

L’histoire est simple. Pas de quoi faire une tragédie ou un roman. Pas même une nouvelle ou un poème.
Elle n’est pas Juliette. Il n’est pas Roméo. Ils n’ont plus seize ans. Elle n’est pas Chimène. Il n’est pas Rodrigue. Il n’y a pas grand-chose à écrire. Ce n’est même pas triste. Cela pourrait être pire. Ça ne fait même pas une comédie sentimentale américaine. Même le pitch est lamentable.

Elle (Agathe). Lui (Stéphane). Ils se rencontrent dans une soirée. Ils se connaissent un peu mais pas beaucoup. Ils sont saouls. Ils rentrent ensemble. Il l’aime bien. Pourtant Il aime bien son célibat. Il s’est doucement habitué à être seul en général. Elle est dans une relation compliquée. Elle est dans une relation qui vient de se terminer… ou presque.
Alors tout s’arrête… ou presque. Quelques SMS. Quelques mauvaises excuses pour se revoir. A chaque fois il a envie de lui faire l’amour… elle aussi. Pendant un an, s’en suit une relation en dilettante.
Et enfin (je ne sais pas si le mot est approprié)… Et soudain (je ne sais pas si le mot est bien choisi)… Et … Cette histoire devient concrète.
Ils habitent ensemble. Ils envisagent d’avoir des enfants. D’abords elle. Puis lui. Ils parlent de mariage. D’abords elle. Puis lui. D’abords il n’est pas prêt.  Puis elle doute.
Ils s’aiment. Ils s’engueulent. Ils partagent. Ils se gardent. Ils vivent.
Puis au bout de cinq ans, l’amour s’essouffle, s’estompe, s’efface. C’est ce qui arrive dans la vraie vie.
Ils ont tout. Leurs amis communs les envient. Ils n’ont rien à se reprocher. Il n’y a pas vraiment de nuage dans leur ciel. Pas vraiment de soleil non plus. Le désir n’est plus. L’étincelle s’est éteinte. Comme sur la chaudière, le piezzo est cassé. La veilleuse ne se rallume plus ou ne tient plus…. Surtout pour elle… Lui a mis le temps, mais il brûle. Il a appris. Il est sorti. Il la suit.
Il faudra attendre une autre soirée. Elle l’a rencontré. Ils se connaissent un peu mais pas beaucoup. Elle a flashé. Elle est tombée amoureuse. Il la rendu plus heureuse. Agathe quitte Stéphane. C’est fini.

Comme film c’est un navet. Il ne se passe rien. La fin est convenue. Un truc de merde. Il aurait voulu vivre un truc dur. Un truc vraiment déprimant. C’est l’histoire de sa vie. Un synopsis nul. Et démerde-toi avec ça ! Essaye d’en faire quelque chose de bien ! Ça semble évident comme ça. C’est plat. C’est moi.

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Rédigé par supersly

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Publié le 13 Février 2018

As-tu encore du désir pour moi ? Un peu ?

As-tu envie de m’embrasser quand tu me vois ?

Quand nous avons rendez-vous, as-tu encore envie de te faire belle pour moi ?

Ou tu n’y pense pas ?

Quand nous passons la soirée ensemble… outre le fait que c’est agréable… que nous passons une bonne soirée… Culturellement et socialement approuvable… As-tu encore envie de me prendre dans tes bras ?

Quand nous marchons dans la rue… que nous rentrons la nuit… qu’il fait froid… As-tu encore envie de me tenir la main ? De croiser tes petits doigts entre mes petits doigts et de les serrer ? De glisser ma main dans ta poche parce que tu as oublié tes gants ?

Aimes-tu encore mes yeux bleus ?

Aimes-tu encore mes sourires ?

Te sens-tu encore aussi belle quand je te regarde ?

As-tu encore envie de marcher avec moi sur la corniche, pour contempler la mer ? S’arrêter boire un chocolat chaud, en face de la plage des Catalans ? Et repartir bras dessus – bras dessous, le mistral glaçant chacun de nos pas ? La nuit tombant… même s’il n’est pas tard… même si c’est l’hiver ?

As-tu encore envie de caresser ce corps ? Un peu malingre… un peu vieillissant… pas très bien foutu… que tu aimais avant ?

As-tu encore envie de parcourir ce torse du bout de tes phalanges ?

Nos étreintes te manques t’elles ?

Est-ce-que tu y penses encore ?

Est-ce-que tout ça c’est déjà enterré ?

Quand j’effleurais ta joue ? Puis ton cou ? Repenses-tu à ces attouchements avec douceur ?

Ton cœur s’accélère t-il toujours ? Juste à l’idée d’un câlin ?

As-tu encore des nœuds dans le ventre (ou des papillons dans l’estomac) quand tu me revois ?

As-tu encore l’impression que c’est comme la première fois ?

As-tu encore envie de t’évader ? D’arrêter le temps juste un instant… Juste une nuit… tout arrêter… Que n’existe que le néant… et nous entrelacés ?

Penses-tu encore à quelque-chose de fort ? Incontrôlable ? Plus fort que la raison ? Plus fort que la mort ? Tout oublier… oublier la raison… oublier la morale… oublier notre condition déplorable… oublier cette fable… oublier tout ce qui nous entoure… oublier le quotidien… pour une fois ne pas construire… ne pas penser à l’avenir ?

As-tu encore envie de profiter du présent ?

As-tu encore la chair de poule ? Sens-tu encore tes poils se dresser ? Juste à cette idée ?

Me vois-tu autrement qu’un ami ? Un être asexué ? Le copain gay ? Le confident ? Le pote ? Quelle image gardes-tu de moi ?

As-tu encore envie de me faire l’amour ?

As-tu encore envie d’une histoire de cul ?

As-tu encore envie de t’endormir contre moi ?

As-tu encore envie de sombrer aux creux de mes bras ?

As-tu encore envie de moi ?

As-tu encore du désir pour moi ? Un peu ?

 

 

Ou tu penses à lui dans ces moments là ?

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Rédigé par supersly

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Publié le 11 Février 2018

Je ne suis même plus ton amant. Celui que tu aimais tant. Ton prince charmant. Je ne t’emmènerai pas sur un cheval blanc. Nous ne vivrons pas heureux et n’aurons pas beaucoup d’enfants. On dit toujours que c’était mieux avant.

Ce n’est plus un conte de fée. Peut-être que ça ne l’a jamais été. J’aimais m’endormir dans tes bras comme sous un ciel étoilé. C’est surement cliché. Je n’aime pas les comédies romantiques à la télé. Je préfère te regarder.

Je ne suis pas un chevalier. Je voulais monter à ta fenêtre mais j’ai peur de tomber. Je voulais t’apporter un bouquet. J’ai oublié. J’aime les tulipes et toi les orchidées. J’ai préféré ne pas me rater. Je n’ai rien fait. Je suis resté en bas à te contempler.

Tout une histoire. Je déteste les quais de gare. Je déteste te dire : « Au revoir ». Je déteste quand tu pars. Je vais encore rester seul ce soir. Je vais encore y croire. Comme on croit que la vie ressemble à un espoir. Mais il est trop tard. Je suis trop vieux pour faire de la balançoire.

Je referme ce livre. J’aurais préféré te suivre. Je n’ai pas emporté assez de vivre. Je pensais que l’amour et l’eau fraîche allait suffire. Cela n’a fait que nous nuire. Tu voulais de l’or, je n’avais que du cuivre. Je manque surement de savoir vivre. Mais je ne vais pas te poursuivre.

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Rédigé par supersly

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Publié le 11 Février 2018

J’ai laissé passer trop de temps. Il n’y a plus rien à rattraper.

J’aurais dû percuter. En juillet.
Quand tu as commencé à t’éloigner. Cet été. J’ai préféré ne rien voir. Comme par espoir. Je t’ai laisser filer. Comme une étoile que j’ai cru posséder. Mais rien n’est gagné. Il faut toujours se battre pour y arriver. Je ne sais pas ce que j’ai fait… De ce temps que tu m’as laissé. Je rêvais. Je pense que je rêvais éveillé. Dans un monde parfait, tu serais resté. À mes côtés. Je t’ai charmé. Mais le charme s’est estompé. Il a disparu. Je me demande si un jour je t’ai plût. Je n’y crois plus. Je me demande si un jour tu y as cru.

J’ai laissé passer trop de temps. Il n’y a plus rien à rattraper.

J’aurais dû percuter. En septembre.
Quand tu m’as dit que tu voulais me quitter. Se séparer. J’ai encore espéré. Je pensais que c’était des paroles en l’air. J’ai fait le fier. Je n’ai pas pleuré ma mère. À quoi ça sert ? C’était pourtant clair. Notre histoire ne date pas d’hier. Notre histoire était déjà terminée. Je ne sais pas ce que j’ai pensé. Pas grand-chose. Vidé. Un peu morose. Sans trop d’idée. J’ai un peu attendu. Trop longtemps. Le néant. Puis il a plu. Novembre était déjà là. Il était déjà là. Je n’ai rien vu. Je n’ai rien voulu voir. Il était déjà trop tard.

J’ai laissé passer trop de temps. Il n’y a plus rien à rattraper.

J’aurais dû percuter. En décembre.
Je suis parti. J’ai déménagé. J’ai repris mes petites affaires. Il était là, lui. Il attendait patiemment et gentiment par « amitié ». J’ai encore dans la bouche un goût amer. Je ne sais pas ce qui s’est passé. On a pleuré. On continuait à s’embrasser… le mois dernier. Même quand tu découchais. Je ne pensais pas tu étais avec cet enculé. Triste, pourtant j’imaginais. J’arrivais encore à espérer. Trop lent. Pas encore sur la ligne de départ alors trop loin de l’arrivée. Comme le lièvre je ne suis pas parti à temps. Je ne me suis pas réveillé.

J’ai laissé passer trop de temps. Il n’y a plus rien à rattraper.

J’aurais dû percuter. En janvier.
Quand je suis rentré, j’ai tout compris. Tu m’as tout dit. Tout s’est éclairci. C’est fini.

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Rédigé par supersly

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