Publié le 28 Novembre 2021

Il est assis dans le train. Voiture 7. Siège 128.
Il part à Orléans. Il a pris celui de 15H07.
Il a rendez-vous. Il a une « date ». Il a rencontré une fille sur une appli.
Pas sur Tinder. Ni sur Happn. Il s’est inscrit récemment sur Coup d’1 soir. Actuellement il n’a pas envie d’aimer. Actuellement, il a plutôt envie de baiser.
Il a réservé un petit hôtel. Il a acheté une bouteille de champagne. Il a pensé aux préservatifs qu’il a soigneusement rangés dans sa valise. Il a mis une chemise grise, cintrée et repassée. Il n’a rien oublié.

Il ferme les yeux. Il doit être en forme ce soir. Se reposer
En arrivant, il se dirigera directement à l’hôtel. Il l’attendra dans la chambre.
Il s’endort en imaginant la suite. Il pense à leur rencontre. A ce qu’il fera, quand elle entrera dans la pièce.



Glisser sa main entre ses cuisses. Caresser son sexe. Par-dessus sa culotte d’abords. Sentir son slip devenir légèrement humide. La caresser doucement. Effleurer du bout de ses doigts, l’intérieur de ses cuisses. Remonter vers son entre-jambe. La sentir frissonner. Elle écarte un peu ses jambes. Il passe sa main sur sa vulve. Il caresse ses lèvres et son clitoris. Il soulève l’élastique de sa culotte. Il dirige sa main. Et sent sa peau sous doigts.
Il la regarde dans les yeux. Elle est allongée sur le lit. Elle se laisse faire. Il va s’occuper d’elle. Il a envie d’enfoncer son majeur en elle. Il a envie de la doigter. Elle plisse un peu les yeux. Elle se mordille un peu les lèvres. Elle écarte un peu plus ses cuisses. Elle sent son doigt entre doucement. Bien au fond.
Entrer.
Sortir.
Entrer.
Sortir.
Doucement.
Bien au fond…
Il frotte son clito. Redescend sur ses lèvres. Puis son doigt s’immisce à l’intérieur de son sexe. Elle est très excitée. Bien mouillée. Il est très excité aussi. Sa queue commence à durcir.
Il a très envie de voir sa chatte, alors il enlève sa culotte. Il la fait glisser le long de ses jambes, qu’elle écarte en grand. Et il continue de la doigter…
« Tu m’excites terriblement. J’ai très envie d’en mettre deux. Je peux ? »
Il n’attend pas sa réponse et s’exécute. Elle se cambre sous le mouvement de ses doigts. Elle pose sa main sur la sienne et lui donne le rythme.
Il regarde ses seins. Elle a des seins splendides. Il a envie de les toucher. De les ploter. De pincer ses tétons. Les sentir durcir entre son pouce et son index. Il envie de les embrasser. De les lécher. De sucer ses tétons. La sentir frémir et avoir la chair de poule. Puis sa bouche se déplace. Entre ses seins. Il redescend sur son ventre. Son nombril. Le bas de son ventre. Son sexe. Il commence à jouer avec son petit bouton. Avec sa langue. Il le titille. Puis il la prend à pleine bouche. Il la lèche goulûment. Ses jambes sont bien ouvertes. Son sexe aussi. Elle est trempée. Elle coule dans sa bouche.  Sur son visage. Il écarte ses petites lèvres. Pour mieux y insérer sa langue. Elle attrape sa tête. Il sent sa main dans ses cheveux. Elle la plaque contre elle. Il ne peut s’empêcher de la manger. De lui bouffer l’abricot.
« Tu aimes ? »
Il veut la faire jouir. Avec ses gestes. Avec ses mains. Avec sa bouche. Il aime prendre son temps. Il ne veut pas bâcler. Il aime les longs préliminaires interminables.
Il a très envie de la baiser. Sa bite est bien raide. Bien dure.



Il ouvre un œil, il est arrivé.
Il est 16H10 environ.
Il prend son sac. Et sort de la gare il regarde sur son smartphone pour voir si elle lui a envoyé un message et pour regarder sur OSMap le trajet jusqu’à l’hôtel. Ça ne doit pas être loin. Dans le centre. Un petit hôtel sympa. Une jolie chambre. Un peu à l’ancienne. Quelques tableaux moches accrochés sur le mur. Et un grand lit.
Il tape le nom et l’adresse, et réalise qu’en fait l’hôtel est situé dans la zone commerciale d’Orléans. C’est assez éloigné. Il n’a pas prêté attention à la situation géographique quand il a réservé sur Booking. C’est trop tard. C’est payé. C’est pas grave. Ça peut être chouette. Un peu anachronique. Le genre motel. Un peu au milieu de nulle part.
Il se dirige vers le tram, monte dans la rame et continue son rêve éveillé commencé dans le train. Il a le temps, il y a au moins 24 arrêts jusqu’à sa station.



Il aimerait la prendre en levrette. Il l’imagine sur le lit à quatre pattes. Le cul bien haut. Les fesses bien écartées. Bien ouverte. Bien cambrée. La tête posée sur l’oreiller. Offerte. Il ne peut s’empêcher de la lécher un peu dans cette position. Il a envie de lui bouffer la chatte. Il a envie de lui bouffer le cul. Faire monter son désir. Jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus. Il approche sa queue. Il la frotte sur son clitoris. Il veut qu’elle le supplie de la pénétrer.
« Baise-moi.»
Alors il enfonce son sexe. Doucement. Bien profond. Il le sort complètement. Et le re-rentre bien au fond. Doucement.
Il entre.
Il sort.
Il entre.
Il sort.
Doucement.
Bien au fond…
Il attrape ses cheveux. Il la tire un peu en arrière. Et continue de la pénétrer. Il donne de petits coups de bassin. Elle aime ses coups de reins. Il s’arrête. Il ne bouge plus. Et c’est elle qui s’avance. Et qui recule. Le long de sa queue.



Il est arrivé à destination. Il bande. Il se demande si les autres passagers peuvent apercevoir la bosse sur son pantalon.
Il traverse cette ZAC. Il marche au milieu des parkings. Il zone à côté des Ikea, Carrefour, Castorama et autres Halle aux chaussures. Il arrive enfin à son hôtel. Il est situé entre un restaurant Courte paille et la caserne des pompiers. Le ‘…’. C’est pas le grand luxe. Un peu mieux qu’un Formule 1.
Il regarde une nouvelle fois l’écran de son portable pour voir si elle a répondu. Il se dirige vers l’accueil. La fille derrière le comptoir est plutôt jolie. Il lui sourit. Et il s’en va sûr de lui, avec ses clefs et il rejoint sa chambre.
C’est sommaire. Deux tables basses. Une télé écran plat accroché sur le mur à côté d’une photo de New York encadrée. Au fond une porte coulissante. Ça doit être la salle de bain. Au moins le lit est grand. Il se demande si les murs sont fins. Il re-check son téléphone. Il va aller prendre une douche.
Il pose ses affaires. Sort sa trousse de toilette, un caleçon propre, une paire de chaussette. Il se rase. Il se brosse les dents. Il entre dans la douche. Il laisse couler le jet sur lui. Il prend une douche bien chaude la vapeur envahit la pièce. Il se savonne. Il a très envie de se branler. Il est très excité. Il se retient. Il sort, accroche sa serviette  autour de sa taille et s’allonge sur le lit. Il attend un peu. Il allume la télé et commence à zapper.
Il est 18H00. Il n’a toujours pas de nouvelles.
Elle ne s’est pas connecté à l’application depuis 2 jours. Il n’a pas son numéro. Il ne se parle que par chat. Ils échangent des discussions coquines et quelques photos. Leur relation débutée il y a deux semaines pour l’instant ne se concentre que sur ces uniques activités. Quelques nudes. Et quelques mots crus.
Il vérifie encore. Elle n’est toujours pas en ligne.
Le temps passe il continue de regarder des émissions de merde. Quelques épisodes de Malcolm, Tatoo cover, puis un truc avec des couples qui cherchent un appartement à Paris.
Il est 20H00. Elle ne viendra plus.
Il devrait ouvrir la bouteille de champagne et regarder un porno.
Il se rend compte qu’il a oublié les flûtes alors il boit au goulot.
Il laisse la télé allumée sans le son. La lumière stroboscopique le happe. Il met un peu de musique. Il entend ses voisins parler. Il peut presque comprendre ce qu’ils disent. Il boit vite. Il danse un peu. Mais peu. En fait il s’ennuie.

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Rédigé par supersly

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Publié le 28 Novembre 2021

 

N’importe où. Peu importe.
Je voudrais m’échapper. Partir. M’enfuir avec elle.
Partir loin. Sans rien dire à personne. Se cacher.


Prendre la tangente. Théorème de Pythagore : Dans un triangle rectangle, le carré de l’hypoténuse est égal au carré des deux autres côtés / a² + b² = c². Partir. Nantes par exemple. Un port. Bordeaux. Ou une autre ville au bord de l’eau. N’importe où. Peu importe. Je sais qu’elle n’aime pas la pluie. Tant pis. Donc pas Lille, pas Bruxelles. Je veux simplement être avec elle. Tout recommencer. Une histoire à reformater. RESET. RESTE. Fermer les yeux. Poser son doigt sur la carte. Rien à foutre. Il faut qu’on parte. Un aller sans retour. A / R. À défaut de pouvoir revenir en arrière, elle pourra toujours faire demi-tour. J’attendrai à l’arrêt de bus. Toujours au même endroit. Prendre le train. L’avion. Partir loin. Choisir une position. Pourquoi pas l’étranger ? Un autre pays. Une autre vie. Partir sans se retourner. Ne jamais regarder derrière. Ne pas faire la même connerie qu’Orphée à la porte des enfers. Un pays francophone serait préférable. Je me sens capable… de tout. N’importe où. Peu importe. Le Burundi ou le Canada. Chaque moment chouette que je passe serait encore plus chouette si elle était avec moi. Le Pérou ou l’Australie ? Je commence à me faire à l’idée. Je voudrais tout abandonner. Je ne suis pourtant pas trop vieux. Je n’irais jamais mieux. Aller en Grèce et nager nus. La destination ne me déstabilise plus.

SNCF Billet à composter avant l’accès au train - PARIS GARE DE LYON > MENDE - MATHIEU / MAGALY - 01 ADULTE - DEPART EN BLEU - Départ
 25/10 à 13H01 de PARIS GARE DE LYON - Classe 2 VOITURE 04 - Arriv. à 16H26 à CLERMONT FERRAND - PLACE ASSISE 87 - CORAIL TEOZ 5959 - 01 FENETRE - ECH/REMB SOUS CONDITIONS - DUO - Départ 25/10 à 16H40 de CLERMONT FERRAND - Classe 2 - Arriv. à 19H30 à MENDE - AUTOCAR 34221 - ECH/REMB SOUS CONDITIONS - Prix par voyageur : 49,70 - Prix EUR **49,70 - BP 8723397523 36,00 KM0420 - TS 070731975 - PARIS LYON A 08710861507705 231 010 BEA108 Dossier SQZKSF Page 1/1 [1]


N’importe où. Peu importe.
Je voudrais m’échapper. Partir. M’enfuir avec elle.
Partir loin. Sans rien dire à personne. Se cacher.


En cavale. Sur un coup de tête. Pour une fois, partir avant la fin de la fête. Personne ne saurait où ? Pourquoi ? Comment ? Façon serial killer. Une fuite en avant. Et ne plus jamais connaître la peur. Envie de ressembler à Faye Dunaway et Warren Beatty dans Bonnie and Clyde d’Arthur Penn. On verra bien où tout cela nous mène. Si on a besoin d’argent, on n’aura qu’à braquer une station-service ou un magasin de vêtements. Envie de ressembler à Mickey et Mallory. N’importe où. Peu importe. Quoi qu’il arrive et où que tu ailles, à chaque fois que je regarderai les étoiles, je saurai que tu regardes les mêmes. [2]. On s’aimait à en crever et tout se paye. Se déguiser. Perruques et lunettes de soleil. Brûler passeport et carte d’identité. On irait se poser dans un bled perdu. On pourrait réinventer tout ce qu’on a vécu. On pourrait refaire nos vies, sans raconter nos péripéties à nos nouveaux amis. Repartir de zéro. Sans aucun passé. Reprendre l’assaut et une nouvelle personnalité. Comme dans un film, comme dans un roman. Comme dans un rêve, comme dans fantasme. Tenir un revolver. Flinguer. Changer de plan. Le regarder crever dans ses spasmes. Le regarder cracher du sang et des glaires. Faire table rase de notre passé. Ne pas se poser de questions. Si on veut. On prend, Quand on me demande gentiment, je réponds. Mais si on veut. On prend. Cela remet en cause beaucoup de nos principes. Changer de motel, chaque nuit. Road trip. Pour l’instant, elle me suit.
Ne jamais se laisser prendre. On a vécu trop longtemps enfermés. On n’est plus à vendre. Besoin de s’évader. Comme principale angoisse : Ne pas laisser de trace. Pas d’empreinte. Pas de plainte. Pas de visage. Rester sage. Sainte Marie mère de Dieu. Priez pour eux.
L’hôtel vous propose 126 chambres conçues pour apporter le maximum de bien-être, des salles et salons modernes pour accueillir vos réunions et vos événements, une piscine extérieure, un solarium et une terrasse spectaculaire avec les meilleures vues. [3]


N’importe où. Peu importe.
Je voudrais m’échapper. Partir. M’enfuir avec elle.
Partir loin. Sans rien dire à personne. Se cacher.


On pourrait acheter le dernier van Wolkswagen. Tout équipé. Fabriqué à Baden Baden. Avec la cuisinière intégrée. Qui roule au diesel. Qui ne consomme pas. Dans le monde réel, l’aveugle est roi. Vivre comme des bobos. Manger bio. Préparer ses bagages. Partir en voyage. Vivre comme des sourds. Sans connaître la date de retour.
 
FOURGON AMÉNAGÉ ADRIA TWIN SUPRÊME 640 SLB, Sur porteur Fiat DUCATO
 140 CH, Lits Jumeaux, Sky Roof, Réfrigérateur 152L, Cabinet de toilette Vario, Peinture métallisée et calandre noire, Couchage(s) : 2, Place(s) carte grise : 4. L x l x h : 6,36 x 2,05 x 2,58 m. Motorisation FIAT DUCATO 140 ch EURO 6, Climatisation manuelle de cabine, Régulateur et limiteur de vitesse, Rétroviseurs dégivrants réglables électriquement, Airbag conducteur, Moustiquaire porte coulissante, Marchepied électrique. Toit relevable SCA, panneau Solaire + Batterie, Chauffe eau, douche, plaque cuisson gaz + évier, Frigo, nombreux rangements + PC à l’intérieur. Photos supplémentaires sur demande. 52 950 € [4]

Ou fuir en mobylette. Sans se prendre la tête. Aller à Brest. Sur le pont de Recouvrance. Tenter sa chance. Faire le plein d’essence et rouler jusqu’à ce que la Peugeot
 103 coule une bielle. Elle est belle. On pourrait facilement atteindre la Bretagne. Suivre le nord. Je gagne même quand j’ai tort. J’ai téléchargé une application ‘boussole’ sur mon smartphone. Je n’ai pas le sens de l’orientation. Dyspraxie. Mais personne n’est là pour me permettre de retrouver la raison. Asphyxie.
Ou en VW des années 70'S, qui boit un euro du kilomètre. Paraître. On irait moins loin, bien sûr. La vie est dure.
Ou acheter un camion et vivre comme des punks à chien. Sans aucun lien. Toujours libre. Libertaire. Anarchiste un peu. On ne croit plus en Dieu. Elle préfère les chats, cela peut s’arranger. J’ai envie de déménager. Parcourir la France, l’Europe. N’importe où. Peu importe. Je lui laisserais choisir la destination et la couleur des rideaux. #FFFF00. Un joli jaune, avec des motifs gris. Le plus beau des cametards. Si elle préfère le noir, pas de soucis. Dans une roulotte ou dans une caravane. À Majorque ou à La Havane. À Goa ou sur la côte basque. Sur la route comme Jack Kerouac. « Qu’est-ce qu’on éprouve quand on s’éloigne des gens, et qu’on voit leur silhouette diminuer dans la plaine, jusqu’à n’être plus qu’un point qui finit par se dissoudre ? Le monde est trop grand, il nous engloutit sous sa voûte et adios. » [5]
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Débardeurs et jeans baggy ou pantalons kaki. Casquette vissée sur la tête. Je remettrais mon piercing dans le nez. On serait assortis, habillés pareil. Je serais fier des tatouages sur mon corps dessinés. Une chiotte sèche et une douche au soleil. S’arrêter dans un champ. Se décrasser rapidement. J’apprécie son odeur. Pas besoin de déodorant. J’aime comme elle sent. Je ne regarde plus l’heure. Décroissant. Rôder. Traverser les départements. S’évader. Aller jusqu’en République Tchèque, jusqu’à Prague (CZ) ou jusqu’à Turin (I). Avancer en vain. Côtoyer les Blacks blocks. Vivre du troc. Boire de la Slibovitz. Crier : « FUCK OFF ». Démentir les prédictions de nos profs. Un peu blasé, parfois, Je crois que si la Terre est ronde… Rien. J’ai envie de faire le tour du monde… Rien. Un peu nihiliste. De plus en plus misanthrope. Pas encore fasciste, je reste sociable malgré la dope. J’arrive encore à parler et à paraître en société.
Since 1894 R.JENINEK - KOSHER SLIVOVITZ - PLUM BRANDY - DISTILLED AND BOTTLED BY RUDOLF JELINEK DISTILLERIES VIZOICE CZECH REPUBLIC - 0.70L  ALC. 50% Vol. [7]
Mes amis ne se doutent de rien, ils vont halluciner. Je n’aime pas mentir. Je préfère ne rien dire. Personne ne connaît mon projet. Même pas ma mère... J’ai su garder le secret. Personne n’est au courant. Personne ne sait. Demain, je serai absent. Tout quitter. Sans sauvegarder.


N’importe où. Peu importe.
Je voudrais m’échapper. Partir. M’enfuir avec elle.
Partir loin. Sans rien dire à personne. Se cacher.

 

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Rédigé par supersly

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