Publié le 7 Juin 2018

En même temps

2014, Navette Aix-Marseille

 

Désormais tu es heureuse
Je ne le suis plus, mais je l'ai été
C'est simplement dommage
De ne pas avoir réussi à l'être en même temps

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Rédigé par supersly

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Publié le 19 Mars 2018

2002, Florence (Italie)

 

Mes amis, ma famille, quand ils n'ont pas d'idée
De cadeaux, pour Noël ou pour mon anniversaire
M'offrent de l'alcool, souvent à déguster
Le pire, c'est que cela semble me plaire

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Rédigé par supersly

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Publié le 13 Mars 2018

Un homme encore amoureux. Alors qu'il n'y a plus rien. De l'amitié, un peu de tendresse, au mieux. Pas grand chose de plus, de bien. Pourtant il l'aime encore. Il aime encore ce corps. Il n'y a pas grand chose à comprendre. Pour l'instant, le temps ne fait pas son travail. Il attend, pourtant, il faudrait qu'il s'en aille. Il ne choisit pas ces sentiments. Même si la réflexion, la simplicité et le pragmatisme, lui disent le contraire. Il voudrait aller de l'avant. Mais il pense à elle tout le temps. Le matin, l'après-midi, le soir, l'été, le printemps, l'hiver. Il ne sait plus ce qu'il doit faire. Il a honte. Il a honte de l'aimer toujours. De croire qu'il a encore sa place dans son univers, de croire que son amour est plus fort que le reste et nique sa race !
Elle n'a qu'un mot à dire. Il pardonne tout. Il attend juste qu'elle prononce sans le trahir, les paroles qu'elle ne dira jamais. Même saoul. Il sait bien qu'elle ne les prononcera pas. Il attend la fin. Elle le sauverait.
Elle a tourné la page. Il sait. Mais pourquoi ce n’est pas comme au cinéma. Elle revient, sage. Il la hait. Sauf quand elle dit : "Je n'aime que toi".
Il arrive encore à y croire. Même s'il ne ressemble pas à ces acteurs. Quand il la raccompagne le soir, il voudrait qu'elle lui dise : "Tu ne veux pas rester ?... Juste une heure ?" Tout serait plus facile. S'il n'attendait pas comme un débile. S'il pouvait tomber amoureux d'une autre. S'il pouvait s'en sortir seul. S'il n'avait besoin de personne. Mais le son de sa voix résonne. Dans ces rêves, dans une réalité qu'il s'est créée. Où tout va bien. Où elle revient.

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Rédigé par supersly

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Publié le 8 Mars 2018

 

 

J’aurais aimé écrire comme dans la chanson de Renaud

Elle a mis sur le mur au dessus du berceau

Une photo d’Arthur Rimbaud 

Ça ressemble plutôt à une chanson pour Pierrot

Ça s’est passé autrement

J’aurais tant idéalisé cet événement

Ça s’est pas passé de cette manière

Surement que j’ai été trop fier

J’aurais aimé protégé ton ventre rond

Je t’aurais trouvé belle, je me serais trouvé con

J’aurais essayé de combler toutes tes envies

Simplement pour te voir donner la vie

Ça s’est pas passé comme ça

Encore une fois

J’ai peut-être trop attendu

Je n’y ai sûrement pas assez cru, toi non plus

 

Tu as avorté, je ne veux pas avoir de regret

Je n’étais pas prêt

Pour toi, ce n’était pas le bon moment

On n’était peut-être pas fait pour être parent

Je n’ai pas été présent, je m’en veux

Je m’en rends compte maintenant, on aurait du être deux

Je t’ai laissé seule, je m’en mords les doigts

Je n’ai pas compris que tu avais besoin de moi

Je n’ai pas compris que ce n’est pas anodin

Comme la pilule du lendemain

On ne reviendra pas en arrière

Je ne serais peut-être jamais père

J’aurais aimé une seconde chance

J’aurais aimé donné du sens, construire le palais de l’enfance

Un royaume pour les princes et les princesses

Un monde de beauté et de tendresse,  je blesse

 

Le temps a passé, j’ai changé, j’ai commencé à l’envisager

Et c’est toi qui a commencé à douter

J’ai eu peur, tu as eu peur, nous avons eu peur

Comme effrayé par le bonheur

Imaginer finir ses jours ensemble, petits vieux

Je tremble avec l’idée d’être heureux

Je ne suis pas rassuré

C’est compliqué quand on a tout démonté

J’arrive encore à imaginer la chambre du p’tit

Le papier peint, les jouets, le tapis gris souris

La photo pourrie de ce vendeur d’armes

Le babyphone, la veilleuse, le signal d’alarme

Prêt à bondir au moindre bruit, au moindre pleur

J’aurais appris plein de chanson par cœur

Maintenant c’est trop tard

J’aurais du y croire, je pars

 

 

 

 

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Rédigé par supersly

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Publié le 3 Mars 2018

Je voulais un enfant
Même si la vie c’est pas du gâteau
Même si la vie est une chienne
Même si je ne sais pas ce que je laisse
Je voulais y croire un instant
Même si j’angoisse, même si c’est pas toujours rigolo
Je t’aurais dit : « Vas y molo, freine ! »
« Fais attention, je ne veux pas que tu te blesse »
J’aurais essayé d’être un bon père
Même si je ne crois pas en l’avenir
J’aurais essayé de te raconter des histoires
Où les princes et les princesses vivent heureux
Je t’aurais dit : « Tu peux être fier(e) »
J’aurais été fier, j'aurais tout fait  pour te soutenir
Je t’aurais menti et j’aurais essayé d’y croire
Je t’aurais protégé, même quand il pleut

Je t’aurais regardé grandir, je t’aurais regardé marcher
J’aurais bu tes premiers mots même si c’était « Maman »
Comme si c’était mon sang, comme si c’était du vin
Je me serais réveillé la nuit, au moindre de tes caprices
Je t’aurais nourri, je t’aurais torché
Je t’aurais pris dans mes bras en dansant
J’aurais tout fait juste pour que tu sois bien
Que tu sois ma fille ou que tu sois mon fils
On aurait fait une superbe famille
Comme on en voit sur les boîtes de céréales
On aurait été beaux tous les trois
On aurait joué, on aurait appris, on aurait grandis
On aurait vécu à la campagne ou en ville
Je vous aurais protégé du mal et des mâles
J’aurais arrêté de fumer et de boire, pour vous, pour toi
Je voulais un petit

Je voulais un garçon ou une fille
J’en ai rien à foutre
Je peux jouer aux Barbie ou aux Big Jim
Pas de préférence pour le prénom, je suis ouvert à toute proposition
Comme une lueur dans mes yeux brille
Quand tu disais : « Je ne suis pas une loutre »
Comme un sourire figé sur mon visage de con
A chaque fois que tu t’exprimes
J’aurais été là quand tu pleures, j’aurais été là quand tu ris
J’aurais été aux réunions de parents d’élèves
J’aurais été voir tes spectacles de danse ou tes compétition de basket
J’aurais été aux p’tits soins
J’aurais été là pour les moments de bonheur, j’aurais été là pour les soucis
J’aurais tout fait pour que tu réalises tes rêves
A l’adolescence j’aurais été là pour gâcher la fête
Pour t’engueuler pour ton premier joint

J’aurais écouté tes histoires de cœur
J’aurais essayé de te consoler
J’aurais trouvé plein de conneries à dire
Comme : « Tu vaux mieux que ça, il (elle) ne te mérite pas »
J’aurais fait peur à tes âmes sœur
« Tu rentres à quelle heure ? Appelles moi quand tu es arrivé »
« N’essaye pas de me mentir »
« Les bêtises je les ai faîtes avant toi ! »
Je t'aurais appris tout ce que je sais sur la vie
Que même si la vie est une chienne, elle est mieux que le Rien.
Qu'il ne faut rien attendre de plus que ce qu'elle  est capable d'apporter
J'aurais tout fait pour éviter de crever avant tes trente ans
Je t'aurais dit que le paradis n'existe pas, qu'il est ici
Qu'il ne faut pas tendre l'autre joue mais balancer un coup de poing
Je ne sais pas si j'étais prêt, j'aurais essayé, je crois que j'aurais tout tenté
Je voulais un enfant 

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Rédigé par supersly

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Publié le 28 Février 2018

Pour tous les joints de tcherno que j’ai fumé, je fais tourner celui-ci
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour tous les amis que j'avais - mon passé me manque et me tue
Mais pour tous les autres, bande de connards, embrassez mon cul

Pour tout ce que j’ai bu, tout ce que j’ai pris
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour toutes les fois où je me remémore certains souvenirs - Mon passé me manque et me tue
Mais j'en ai toujours rien à foutre, vous pouvez tous embrasser mon cul

Je voudrais juste expliquer
Raconter un peu ce qui s’est passé
Je vais pas m’épancher, je vais pas m’étaler
Maintenant j’en ai plus rien à branler
Les années passées en banlieue
La vie avec ma mère à Nogent / Le Perreux
Je suis un peu flippé, un peu nerveux
A cette époque, j’aspirai à mieux, c’est toujours mieux quand on est deux
Le collège, la timidité, le manque de confiance en soi
Les filles, qui ne voulaient pas sortir avec moi
Les jeux et les paris qui dévastaient mes joies
Quand j’aurais pu toucher le bonheur du bout des doigts
Mais c’est comme ça l’ennui, tout ce que je touche je le détruits
Des nuits, des journées à remettre en cause ce que je suis
Le lycée c’est attendre la fin ou attendre ce qui suit
Attendre mais surtout ne pas faire trop de bruit

Pour tous les joints de tcherno que j’ai fumé, je fais tourner celui-ci
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour tous les amis que j'avais - mon passé me manque et me tue
Mais pour tous les autres, bande de connards, embrassez mon cul

Pour tout ce que j’ai bu, tout ce que j’ai pris
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour toutes les fois où je me remémore certains souvenirs - Mon passé me manque et me tue
Mais j'en ai toujours rien à foutre, vous pouvez tous embrasser mon cul

Désormais nihiliste, un peu fataliste
Rien ne m’atteins, je ne suis même plus triste
J’aurais pu écrire tout ce dont j’ai envie sur une liste
Mais je préfère l’ego et décrire ma vie d’artiste
Raté, ma position est un peu bancale
Tout ça c’est surtout banal, pas vraiment morale
Je râle, je m’étale, je m’affale
Malade, je m’en fous si tu me trouve pâle
Tu ne t’es pas posé cette question
Quand tu es parti avec l’autre con
Même si maintenant je tourne en rond
Je suis passé de la construction à la démolition
La politique ne m’intéresse pas
Les gens qui souffre ne me touche pas… à part moi
Égoïste, un peu maladroit
Je ne vais pas attendre que l’existence soit sympa

Pour tous les joints de tcherno que j’ai fumé, je fais tourner celui-ci
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour tous les amis que j'avais - mon passé me manque et me tue
Mais pour tous les autres, bande de connards, embrassez mon cul

Pour tout ce que j’ai bu, tout ce que j’ai pris
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour toutes les fois où je me remémore certains souvenirs - Mon passé me manque et me tue
Mais j'en ai toujours rien à foutre, vous pouvez tous embrasser mon cul

Mon futur, un peu solitaire, un peu amer
Quand d’autres ne s’interroge pas sur l’avenir de la planète Terre
Qu’ils crèvent, je vous déteste, je suis sévère
Mais c’est clair, j’ai rangé l’amitié, la bonté, la charité dans mes affaires
On pourra toujours discuté même si j’ai choisi mon camp
Je ne dois rien à personne, laissez moi avec ce sentiment
Je ne veux plus souffrir comme une rage de dent
Je ne veux pas d’enfants, je ne veux pas changer mes plans
Leur dire que la vie est une chienne
Quand tout va pour le mieux elle apporte la haine
Avec une légère envie de se trancher les veines
Le paradis n’existe que pour les reines
Je ne vais pas en faire une histoire
Car je veux laisser les heureux y croire
Pendant que les autres m’apporteront à boire.
S’il vous plaît, laissez-moi tranquille… juste ce soir 

Pour tous les joints de tcherno que j’ai fumé, je fais tourner celui-ci
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour tous les amis que j'avais - mon passé me manque et me tue
Mais pour tous les autres, bande de connards, embrassez mon cul

Pour tout ce que j’ai bu, tout ce que j’ai pris
Pour toutes les personnes que j'ai offensées, blessées, je vous emmerde aussi
Pour toutes les fois où je me remémore certains souvenirs - Mon passé me manque et me tue
Mais j'en ai toujours rien à foutre, vous pouvez tous embrasser mon cul

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Rédigé par supersly

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Publié le 21 Février 2018

Je voulais faire une dédicace à mon quartier. Un texte qui parle de la ville où je suis né, celles où j’ai habité, plus tard, j'écrirai sur celle dans laquelle j’ai fait mon lycée. Les endroits chers à mon enfance. Nogent s/ marne, 94 Val de Marne, France.
Le Perreux ? Entre les deux villes, il y a le pont bleu.
J’y repense avec la nostalgie de l’adolescence.
Rue de Pont Noyelles, rue des clamarts, rue de plaisance, rue lequesnes et le boulevard Galieni.
Je connais ces rues depuis l’école maternelle. C’est un peu ma ligne de départ. Le commencement de cette errance. Les bords de marne et le bois de Vincennes. La cloche a sonné c’est l’heure de la sortie. Les cow-boys et les indiens. Les mousquetaires. Les jeux de gamins. La vie avec ma mère. Puis l’école primaire. Rue Paul Bert.
Le collège Watteau. Juste en face de la Cité Rouge et pas très loin de la Cité Blanche, Rue Théodore Honoré. Les matinées au marché. Les après-midis au Parc Watteau. Beaucoup de lieux à Nogent s’appellent Watteau.

Antoine Watteau
Jean-Antoine Watteau, plus connu sous le nom d’Antoine Watteau, né à Valenciennes le 10 octobre 1684 et mort à Nogent-sur-Marne le 18 juillet 1721, est un peintre français.
Il est un des créateurs représentants du mouvement rocaille. Inspiré par la commedia dell'arte, il aime représenter le théâtre dans ses tableaux, que ce soit à travers les rideaux lourds ou les thèmes. Malgré une carrière brève d'une quinzaine d'années, il a connu le succès de son vivant et a laissé une œuvre considérable, des milliers de dessins et plus de deux cents tableaux que les princes d'Europe et les collectionneurs privés s'arrachaient. Ses peintures les plus célèbres sont un Pierrot (anciennement intitulé Gilles) et ses deux Pèlerinages à l'île de Cythère.
Une des principales sources de renseignements sur sa vie est la biographie rédigée par son ami le comte de Caylus. (Source Wikipédia)

Les après-midis sur l’herbe, à fumer des cigarettes. Sécher les cours, plutôt que d’attendre que tout s’arête. Je ne suis pas bête. On apprend plus sur les pelouses qu’en essayant de réciter ses récitations par cœur de tête.
La fête du petit vin blanc (qu’on boit sous les tonnelles). Événement ridicule mais bien réel. Le défilé de majorettes. Sans commentaires. Revivre l’époque des guinguettes. En 1993, il y avait peut-être mieux à faire.

Le petit vin blanc (Paroles: J. Fréjac - Musique: Borel Clerc (1943) - Interprète: Fernand Gignac)

Ah ! le petit vin blanc
Qu'on boit sous les tonnelles
Quand les filles sont belles
Du coté de Nogent
Et puis de temps en temps
Un air de vieille romance
Semble donner la cadence
Pour fauter, pour fauter
Dans les bois, dans les prés
Du côté, du côté de Nogent

Voici le printemps
La douceur du temps
Nous fait des avances
Partez mes enfants
Vous avez vingt ans
Partez en vacances
Vous verrez agiles
Sur l'onde tranquille
Les barques dociles
Au bras des amants
De fraîches guinguettes
Des filles bien faites
Les frites sont prêtes
Et y'a du vin blanc.

La fête foraine en face du Monoprix. Sur le parvis de la mairie. Tous les ans pendant la période de Noël.  Les jeux-vidéos d’arcade, Final Fight, Double Dragon, R-type et autres courses de voitures virtuelles. Auto tamponneuses pour draguer les filles des autres collèges. Ces aprèm' affreuses, qu’on préfère qu’elles s’abrègent. J’ai jamais aimé tout ce qui roule ou qui a un volant. Ces moments étaient donc plutôt désagréables, quand on essaye de plaire et qu’on a treize ans.

Le Pavillon Baltard. Un peu d’histoire.
Au milieu du XIXè siècle l’Empereur Napoléon III n’aime pas le lourd pavillon de pierre que l’architecte Victor BALTARD a conçu pour les premières Halles de Paris et que les Parisiens surnomment déjà « Le Fort des Halles ». Baltard imagine alors de nouveaux bâtiments, utilisant le fer, la fonte et le verre, dans un esprit résolument novateur. Le projet, moderne et audacieux, enthousiasme l’Empereur et les Halles de Paris vont susciter l’admiration générale. Selon Effel, Baltard ouvre Paris au XXème siècle, Verlaine parle des dentelles de Vulcain… Devenue rapidement célèbre, cette architecture sera maintes fois copiée.
Cet ensemble de dix pavillons abritait entre autres, des maraîchers, poissonniers, bouchers … Il a été réalisé entre 1852 et 1870 par l’architecte qui meurt en 1874, quatre ans après que le dixième pavillon ait été érigé.
Mais en 1972, le marché parisien doit s’agrandir, et il quitte ces pavillons que les pouvoirs publics décident de détruire, provoquant de vives contestations. C’est ainsi que le Pavillon n°8, qui hébergeait le marché des œufs et de la volaille, fût conservé afin de sauvegarder un témoignage unique de la première architecture métallique.
Nogent-sur-Marne, aux portes de la capitale, sera choisie pour sa réinstallation. Le 6 Janvier 1976 la première colonne de fonte du Pavillon Baltard sera posée sur le site de Beauté, là où avait été construit autrefois le château de Charles V. Il sera classé Monument Historique en 1982. (Source : https://www.pavillonbaltard.fr)

Les mercredis à Rosny 2. Centre commercial avec un cinéma (car le Royal Palace est resté fermé pendant longtemps). Il nous en fallait peu pour être heureux. On regardait simplement les nanas. Sans leur parler. Sans rien acheter. Mais c’était bien. La gare de Rosny Bois Perrier c’est pas loin. Juste deux stations en train.

Les parties de basket au stade sous la lune. L’époque Mickael Jordan. J’ai perdu le match… sans rancune. Je ne me prenais pas pour Superman.
Les cours de dessin rue du port.
Les leçons de piano à la Maison de Jeunes et de la Culture.
Les premiers joints au Fort.
Le Délire Squat Possee dans la maison abandonnée. On avait l’impression d’être des durs. On était juste des enfants un peu bornés.

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Rédigé par supersly

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Publié le 20 Février 2018

Je n’ai plus confiance.
Je n’ai plus confiance en personne.
Je n’ai même plus confiance en moi.

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Rédigé par supersly

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Publié le 19 Février 2018

Supersly a perdu ses super-pouvoirs.
Et tout espoir de victoire.
Alors il nargue les chauves avec ses cheveux.
Il ne reste plus que ça pour le rendre heureux.

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Rédigé par supersly

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Publié le 19 Février 2018

Je crois que j’ai perdu la bataille. Il faut que je m’en aille.
Comme un général face à ses soldats, je dois abdiquer. Battre en retraite et me retirer. J’ai perdu. Je suis vaincu.
Je voulais la conquérir. Mais elle est indépendante. Je l’avais oublié. Je dois le dire, je suis sur la mauvaise pente. Je n’ai pas réussi à le tuer. Je ne suis pas maître de ses choix. Je n’ai pas le droit. J’ai essayé de combattre. De rester debout. Dans cet univers noirâtre, je suis un doux. J’ai essayé de ne pas pleurer. De ne pas montrer mes faiblesses. De ne pas montrer mes secrets, ni ma tristesse. J’ai essayé de lui faire peur. J’ai essayé de ne pas lui montrer que j’avais peur. Je ne suis pas fier car je n’ai pas gagné cette guerre. Une de perdue… Mais là c’est fichu. C’est trop dur. Une torture. Alors je rends les armes. Avant de faire couler tes larmes. Il est plus fort que moi. Après ce siège, je n’ai plus qu’à me livrer et rentrer chez moi. J’espère qu’il ne va pas t’exhiber comme un trophée. Comme pour me narguer de n’avoir pas su te garder.

Je crois que j’ai perdu le combat. Encore une fois. Je ne suis pas Rocky Balboa.
Comme un boxeur sur le ring. Je vais rester allongé et attendre que la cloche sonne « Ding ! ».
Je voulais la victoire. K.O. Technique. Le cerveau en compote, le cœur aussi. Je sais tout ce que cela implique. Je voulais jouer la faute, mais je n’ai pas réussi. Je voulais que tu cries mon nom dans le public. Mais cet uppercut de trop ma cloué au sol. Je ne vais pas me relever. En tout cas, pas cette fois. Coup critique. Je ne suis pas une pute. Je ne suis pas une folle. Je ne suis plus celui que tu as aimé. En tout cas, pas cette fois. Tu ne me trouvais pas beau dans mon short rouge et blanc ? Dans ce peignoir avec mon nom en lettre dorée dans le dos ? Je vais rejoindre les perdants. Je sais que tu ne désires plus ces abdominaux. J’aurais dû être plus rapide. J’aurais dû être plus avide. Je ne suis ni Mike Tyson ni Casius Clay. Je sais que ce n’est plus le corps que tu aimais. J’espère que tu regarderas le prochain match en direct. Je sais que ce sport te débecte. Mais regarde-moi encore une fois. Je ne resterai pas longtemps droit.

Je crois que j’ai perdu la partie. C’est fini.
Comme un professionnel du poker à Las Vegas. Je vais laisser ma place.
Je suis bon joueur je me couche. Je donne tous mes jetons. Juste pour t’embrasser sur la bouche. C’est trop long. Le tour est devenu interminable. Je ne vais pas le faire rimer avec « minable ». Je rends mes cartes. Je n’ai en main qu’une paire de 2. Autant reconnaître sa défaite. Je ne me sens pas de bluffer. Je vais attendre que tu partes. Je ne suis pas bon à ce jeu. Il faut que je m’arrête. Je préfère la vérité. Je ne sais pas mentir. Me faire plus beau que je ne le suis. Me cacher derrière mes lunettes de soleil. Cela ne peut plus suffire à te séduire. Je suis surement moins beau que lui. Même si tu dis : « C’est pas pareil ! ». Je n’ai pas de quinte ou de carré. Avant de commencer, j’avais déjà abandonné. J’aurais voulu gagner plein d’argent. T’emmener en voyage. Te combler de cadeaux. Te faire vivre tes rêves d’enfant. Mais je dois tourner la page. Je n’ai plus le Mojo. Je n’ai pas de chance aujourd’hui. Peut-être demain. Tu seras partie avec lui. Tu seras loin.

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Rédigé par supersly

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